jeudi 18 juillet 2024

GR 34 2024 Etapes 12 à 15

 

Etape 12 : 19 juin St Hernot - Morgat 7,8 km

C'est une étape très courte mais c'est aussi le terrain le plus difficile, l'est du Cap de la Chèvre, ce n'est pas du fromage !


 De St Hernot, il faut se frayer un passage en direction du chemin des douaniers, de très nombreux pins ont été jetés à terre lors de la tempête de novembre. C'est lors de cette étape que nous constaterons le plus de dégâts.


 Enfin le chemin, il est très escarpé et pour cette raison peu fréquenté car sans chaussures adaptées, il peut être problématique. Nous débouchons au nord de la fameuse Ile Vierge qui est en fait une presqu'île très prisée pour son eau verte et son côté méditerranéen.


Ne nous emballons pas, l'île et sa plage sont interdites pour des raisons liées à la sécurité et à la surfréquentation. Il y a des années, nous l'avions arpentée et je comprends que les autorités s'inquiètent car le terrain est plus fait pour les chèvres que pour les promeneurs...


Le chemin n'est qu'une succession de montées et de descentes dures aux pieds. Nous croisons deux jeunes avec des sacs à dos venant de Morgat ; après trois kilomètres, la jeune fille est déjà assise pour récupérer, elle n'a pas le physique pour ce type d'effort. Le jeune homme nous indique qu'ils sont partis faire le tour du cap soit 26 km jusqu'à Goulien. Il est 11h et quand je leur dis qu'ils sont à plus de 6 heures de Goulien, ils font les yeux ronds... Nous les avertissons du niveau de difficulté et leur souhaitons bonne chance. Il leur en faudra car ils n'ont pas l'air bien expérimentés.

Après presque huit kilomètres, nous arrivons à notre gîte de Morgat où nous mangeons et nous nous douchons. Nous passons le reste de l'après-midi à flâner à proximité de l'immense plage pendant que le ciel s'ennuage.


Le soir, nous dégustons une galette à l'andouille de Guéméné et confit d'oignons arrosée de cidre brut. On reste couleur locale !


Etape 13 : 20 juin Morgat - Telgruc sur Mer 16,2 km

Eh bien, le temps s'est remis au beau ! Je connais moins cette partie de la presqu'île et je ne suis pas déçu, c'est splendide et... pentu

 


Une fois sortis de Morgat, nous marchons sur une corniche vertigineuse où nous sommes environ à 80 m au-dessus de la mer. Là, nous rencontrons une dame, ancienne prof de sport qui nous donne le tuyau de la journée : "Passez par la plage de l'Aber elle-même et, au bout, vous traverserez un petit courant, vous allez économiser presque deux kilomètres."
 

Suivant ses conseils, nous marchons sur la plage. Effectivement, le GR part dans l'intérieur des terres pour contourner un marais. La marée basse nous permet donc d'économiser des efforts tout en profitant de cette impression d'immensité que procurent ces espaces découverts.
 

Le petit fleuve est facile à traverser. Un soigneux nettoyage des pieds et c'est reparti pour une d
euxième série de falaises et cette fois, nous grimperons jusqu'à 83 m lorsque nous arriverons à la Pointe du Guern. Mais avant, il faut pique-niquer et nous choisissons la plage du Poul.


Très bien la petite plage mais bonjour les escaliers une fois le repas fini. A déconseiller aux cardiaques.
 
Photo Josette

Pour le coup, il fait chaud et pourtant, nous ne frisons guère que les vingt degrés. Encore six kilomètres et nous arrivons à la plage du Trez Bellec. Il ne nous reste plus qu'à rejoindre notre camping où nous logeons dans le chalet des randonneurs où nous avons bien de la place car il peut accueillir six personnes. Par contre, il faut aller aux sanitaires du camping. 
 
On va se contenter du rdc...

 
 Etape 14 : 21 juin Telgruc sur Mer - Plonévez Porzay 18,7 km
 

Depuis deux jours, on nous annonce des orages mais rien ne vient, y a-t-il un dieu pour les lutins ?
 

 Nous sommes tôt partis et nous allons faire 13 km avant le repas du midi. Le paysage est toujours magnifique mais les nuages nous privent des couleurs de la mer. 
 

Nous n'avons croisé aucune épicerie depuis deux jours et nous ne trouverons rien avant ce soir au camping. Une fois arrivés à la plage de Pentrez-Lestrevet, je téléphone à un restau qui me paraît correct sur Google. Je dis au type où je suis, il me dit qu'il me faut une heure pour arriver. Je pense à ce moment que le gars me prend pour un débutant. En fait, la plage au total fait presque quatre bornes de long et nous devons passer par un endroit seulement accessible à marée basse pour contourner la dernière falaise.
 
 
Le restau m'avait l'air bien, euh peut-être trop car nous arrivons avec nos sacs les pieds pleins de sable ; le vent a transformé la coiffure de ma femme en foutoir à épis et moi, j'ai une barbe de quatre jours. On nous demande de planquer nos sacs puis on nous assoit parmi les touristes endimanchés. On fait tache mais la bouffe est drôlement bonne dans cette cantine. Nous faisons la fête au confit d'agneau, ça nous change du lembas...
 

 Il reste à peine six bornes pour digérer. Ce soir, on fera des nouilles avec du pâté. A un moment, j'emmène mon épouse sur un raccourci comme je les aime, inextricable et broussailleux ; j'adore l'aventure.
 

 Il ne reste plus qu'à traverser un marais et nous arrivons au camping de la plage de Tréguer. L'orage qui a attendu que nous soyons installés éclate à 19h. En bon Normands, nous apprécions la qualité de la pluie : C'est du qui mouille, pour sûr ! De d'pis que l'temps il s'abernaudissait, il fallait ben que ça renâpe à c't'heure !
 
Etape 15 :  22 juin Plonévez Porzay - Douarnenez 14 km


Une fois de plus, le temps menaçant nous épargnera car en Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour. Nous commençons par les belles dunes de Ste Anne la Palud (palud veut dire marais en ancien Français).

Photo Josette

Il nous reste encore quelques falaises à grimper et bientôt, nous apercevons Douarnenez, notre but.


En nous retournant, nous voyons Crozon à l'horizon et pouvons ainsi embrasser du regard nos quatre précédentes étapes. Boudiou, ça fait loin !


Après un rapide pique-nique, nous arrivons enfin à Douarnenez, une ville dans laquelle nous nous sentons toujours bien. Peut-être parce qu'elle est à taille humaine et sans affectation. 


Indispensable pour mettre un point de suspension à notre balade 2024 : la bière sur le port du Rosmeur avant de rejoindre notre gîte à Tréboul.


Tiens, on va rester deux jours, on est trop bien ici !
 

mardi 16 juillet 2024

GR 34 2024 Etapes 8 à 11

 Pour cette partie de notre périple, nous ferons quelques infidélités au GR 34. nous connaissons bien la presqu'île de Crozon et savons que le fond de la Rade de Brest n'a que peu d'intérêt. Le sentier ne pouvant pas suivre le rivage trop marécageux, il emprunte des routes, des chemins agricoles et au mieux des bouts de forêts. Nous prendrons donc le bateau pour éviter cinq étapes peu stimulantes dans des lieux que nous connaissons déjà.


 Etape 8 : 14 juin Locmaria Plouzané - Brest 22,5 km


Pas si facile cette étape qui va friser les 700 m de dénivelé alors que le tour de la pointe St Mathieu n'en faisait qu'un peu plus de 500. La météo de la matinée n'est pas bien engageante mais une fois de plus, la Bretagne est pleine de surprises.


Ça va être une succession de montées et de descentes sur un GR souvent caillouteux, ce qui n'arrange pas l'aponévrose enflammée de mon épouse qui affronte la journée avec courage et détermination.


A certains endroits, nous rencontrons des ouvrages militaires dont certains nous obligent à faire de conséquents détours. Il faut un bon moment pour apercevoir le Phare du Petit Minou alors que l'atmosphère se fait un poil plus chaude et néanmoins plutôt humide.

Pour accéder, il faudrait le vouloir !

Encore une fois nous constatons les dégâts occasionnés par la tempête Ciaran sur le bord du chemin qui n'est dégagé que depuis peu. Pique-nique au bout de 3h30 d'efforts près du Fort de Dellec puis nous redémarrons en direction de Brest.


Mais l'Anse de Dellec et l'Anse de Ste Anne sont bien profondes et nous mettons un moment pour atteindre le phare de Portzic qui marque le début de l'agglomération de Brest. Il faut ensuite prendre la Route de la Corniche qui va longer pendant trois looongs kilomètres l'Arsenal de Brest.


Enfin, le port de plaisance puis le port de commerce où nous allons dormir à l'hôtel. L'orage va sagement attendre que nous soyons à l'abri pour éclater enfin. On se paye une bière au bar de l'hôtel ; je bois de moins en moins d'alcool mais cette bière on l'a méritée !

Etape 9 : 15 juin Brest - Camaret 9,5 km

Josette a les pieds qui crient la nuit, il va falloir faire des étapes plus courtes... ça tombe bien !


C'est la première rotation de l'année pour le Brestoa. Il s'agit de relier Brest au Fret, un village de Crozon situé à la base de l'Ile Longue. Le temps est grimaud mais il ne pleuvra pas finalement. La mer est bien houleuse et des paquets de mer déferlent sur les vélos stockés à l'avant du navire.


Nous avons choisi de shunter la Pointe des Espagnols dont la moitié est ne se fait que sur la route. La partie ouest, nous l'avons arpentée deux fois déjà, ça suffit. Nous rejoignons donc la côte en traversant la campagne pour atteindre enfin la plage de Trez Rouz. De là, nous descendons la Mort Anglaise et toute la réserve géologique de Crozon. De là, nous voyons notre but : Camaret.


Plusieurs fois la pluie va menacer et nous sortirons les bâches. Finalement il ne pleuvra pas mais nous garderons l'habitude de fixer les protections des sacs à dos.


La distance étant modeste, nous arrivons pour le repas de midi, nous trouvons une brasserie ad hoc puis nous intégrons notre chambre à l'Hôtel de France. Comme nous avons du temps, nous flânons tout l'après-midi sans toutefois oublier de faire les courses pour demain. Petite crêperie le soir puis direction la rhumerie où on se finit au ti-punch. Ouais, je sais ça commence à faire mais une fois de plus on a mérité ! Ben quand on rejoint l'hôtel après ça, la vie nous paraît tout ensoleillée.


 
Etape 10 : 16 juin Camaret - Goulien 14 km
 

La distance n'est pas bien importante mais il faut d'abord grimper sur le plateau dominant Camaret. Direction la pointe de Toulinguet qui comporte encore des équipements militaires.


Il faut dire que toute la région à proximité de Brest est fortifiée et ce depuis la Renaissance. La Pointe des Espagnols fut le siège du massacre d'un détachement de 400 Espagnols coincés sur cette pointe en face de Brest (1594). Quant à la Mort Anglaise (Maro ar Saozon), je vous laisse deviner ce qu'il arriva aux malheureux Rosbifs qui débarquèrent près de cette falaise sur la plage désormais appelée Trez Rouz (la grève rouge) lors de la bataille de Camaret en 1694.
 

Une fois passée la pointe de Pen-Hir, le temps se met au franchement beau et la mer prend ses couleurs d'été. Le dénivelé est raisonnable car nous sommes la plupart du temps sur un plateau mais le chemin essentiellement constitué de cailloux de grès fatigue vite les pieds. Pendant qu'on y est, débarrassons nous d'une idée fausse : La presqu'île de Crozon est presque entièrement constituée de roches sédimentaires : grès et schistes. Quasiment pas de granite (sauf sur l'Ile Longue interdite au public) et un petit peu de roches volcaniques anciennes.
 

Quoi de plus sympa qu'un pique-nique  au bord de la falaise ? Nous nous contentons souvent de nourriture assez sommaire mais nous avons toujours avec nous un sachet de crêpes bretonnes que nous appelons du Lembas (cf Tolkien) car pour un minimum d'encombrement, nous avons l'essentiel : farine, lait, œuf et ça tasse bien.
 

Il reste cinq kilomètres avant d'arriver au camping, la côte étant un peu plus abritée, nous retrouvons un peu de végétation. A la moitié de cette distance, nous descendons sur la plage de Goulien.
 

Après 2500 m de plage, nous sommes fort bien accueillis au camping dans lequel nous louons un mobil-home pendant deux jours. Ouf ! On va enfin souffler.

 
 

Etape 11 : 18 juin Goulien - St Hernot 10,7 km


Il s'agit aujourd'hui de longer la Pointe de Dinan puis de rejoindre la plage de la Palue pour couper vers notre hébergement. Nous choisissons sciemment d'éviter le Cap de la Chèvre que nous avons parcouru deux fois déjà. Ce cap dont le tour fait 26 km comporte les sentiers les plus difficiles de Crozon et nous ne voulons pas tenter le Diable.


Malgré le temps couvert, nous apprécions de retrouver ce site aussi spectaculaire mais moins fréquenté que Pen-Hir. A un moment, nous voyons des filets sur la lande comme si on voulait jouer au volley-ball les pieds dans les bruyères. En fait, il s'agit de filets de capture de petits oiseaux comme nous l'explique le scientifique présent sur place qui les compte, les bague puis les relâche. Comme moi avec les insectes, il a remarqué que certaines espèces d'oiseaux montent plus au nord ou parfois ne repartent pas hiverner du fait du réchauffement climatique.


Nous mangeons sur la plage de la Palue puis Josette fait son inspection des falaises où elle a remarqué des roches volcaniques comme de la dolérite ou des pillow-lava qui sont à l'origine des coulées de lave sous-marine.


Après manger, nous quittons la plage pour pénétrer la campagne en direction de St Hernot où nous aurons une chambre dans le seul gîte du cap. Pour une fois, le musée des minéraux de Crozon situé tout près est ouvert. Nous passons deux heures à le visiter ainsi que son beau jardin minéral. Quand y'a du cailloux, ma Josette elle est heureuse et quand elle est heureuse, moi je suis content !

Photo Josette



 

 

lundi 15 juillet 2024

GR 34 2024 Etapes 4 à 7

 


Etape 4 : 10 juin Lampau Ploudalmézeau - Landuvez 18 km

 


La météo sera imprévisible tout du long de notre randonnée. Grâce au crachin matinal, nous inaugurons nos bâches durant la matinée. Nous longeons de d'importantes zones dunaires avant d'arriver à Portsall où nous prenons le temps de manger et de faire les courses.


Au sortir de Portsall, le temps devient radieux et nous reprenons le chemin en direction de Landunvez.


Nous retrouvons avec plaisir les fameux Postiers Bretons, ces anciens chevaux de boucherie destinés dorénavant au tourisme et surtout à la tonte des prairies de bord de mer. A ce moment, je pense à ce jour de 2010 où au même endroit nous avions admiré ces magnifiques animaux en compagnie de mon cher ami le Mustang disparu en 2020. Et je pense à Rutebeuf ce poète du XIIIème siècle.


Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois que le vent les a dispersés...

Photo Josette

A Landunvez, nous sommes accueillis en pleine campagne par une vraie mamie bretonne avec cet accent chantant si particulier. La chambre est en fait un duplex avec terrasse. Le vent nous pousse cependant à nous mettre à l'abri. Au moins, nous ne souffrirons pas de la chaleur même si nos visages et nos jambes sont déjà presque brûlés.

 

Etape 5 : 11 juin Landunvez - Lampaul Plouarzel 18,7 km

 


Le matin scintillant annonce une magnifique étape. Nous marchons maintenant sur le front du Finistère face à Ouessant. Le terrain est doux, peu pentu et d'une grande beauté.
 

Nous traversons d'abord Argenton où nous faisons nos courses puis Porspoder. Les deux lieux sont magnifiques et nous nous jurons d'y retourner pour un séjour ultérieur. Après Porspoder, nous nous retrouvons sur une côte rocheuse et cherchons à y trouver un lieu pour pique-niquer. C'est à ce moment que nous avons la surprise de tomber sur nos deux logeurs de Tréglonou qui se promènent dans le coin. Nous mangeons donc ensemble avant de nous séparer non sans avoir fait un cliché du T-shirt de notre ancien hôte grand amateur de Pop Culture :

Photo Josette

Par le sentier des douaniers, cette étape fait 18 ou 33 km. Nous avons choisi l'option courte mais pour cela il faut rejoindre le port de Lanildut.



L'Aber Ildut se présente devant nous, il est modeste dans sa largeur mais son contournement représente quand même 15 km. En fait, j'ai téléphoné au port deux jours avant pour réserver un passage sur le petit bac permettant de traverser l'Aber. Il suffisait de savoir que ce service était quasiment offert par le port (2 €).

 

Nous prenons place dans le bac qui n'est qu'une grosse barque, nous sommes accompagnés d'un autre voyageur avec son vélo. La traversée dure cinq minutes et nous avons le temps d'observer le déchargement d'un bateau goémonier. Lanildut, malgré sa modeste taille, est le premier port goémonier d'Europe ; le goémon, riche en azote et potasse a longtemps servi comme engrais mais il est maintenant aussi utilisé dans les industries chimique, alimentaire et pharmaceutique. 
 

De l'autre côté de l'Aber Ildut, nous rencontrons un marcheur épuisé assis sur un banc qui nous a vu débarquer. En nous questionnant, il s'aperçoit qu'il a fait 15 km de trop. Le pauvre est un peu cofi mais cependant nous accompagne car il va lui aussi à Lampaul Plouarzel. 


Nous discutons beaucoup lors de ces derniers kilomètres, ces rencontres fortuites sont un des plaisirs de la randonnée. Nous rejoignons un grand appartement confortable dans le bourg équipé du Graal des marcheurs : un lave-linge et un sèche-linge.
 
 
Etape 6 : 12 juin Lampaul Plouarzel - Le Conquet 17,2 km
 

Encore une très belle étape ; le terrain devient plus rocheux et pentu mais cela nous permet d'avoir de belles perspectives, nous sommes vraiment à la Fin des Terres.


D'ailleurs, nous arrivons à la pointe du Corsen, le point le plus à l'ouest de la France continentale (0°4' plus à l'ouest que la Pointe du Raz).


Pas facile le terrain, on n'en avait plus l'habitude depuis les Côtes d'Armor où nous avions cumulé 8400 m de dénivelé en deux semaines.


Encore neuf kilomètres pour atteindre l'immense plage des Blancs Sablons pour enfin arriver au Conquet proprement dit. Heureusement, une longue passerelle nous permet de traverser l'Aber Conq sans avoir à faire un détour de plusieurs kilomètres.


Il ne reste plus qu'à faire quelques courses en repérant éventuellement une crêperie pour y manger le soir. Mais une fois arrivés dans l'appartement loué pour la nuit, nous le trouvons tellement confortable que nous décidons de manger sur place. Je retourne vite à l'épicerie acheter une soupe de poisson et une bouteille de rosé.


En plus, il y a Netflix ! Nous finissons la soirée en regardant un film de requins dans lequel la Maire de Paris se fait bouffer à la fin et que même l'armée elle avait oublié son stock d'obus dans la Seine. Plus WTF tu meurs mais avec un bon coup de rosé, ça fonctionne !
 

Etape 7 : 13 juin Le Conquet - Locmaria Plouzané 19,2 km

On est en Bretagne donc la météo se joue aux dés. Nous allons donc faire le tour de la Pointe St Mathieu, un haut lieu de randonnée. Mais y'en a un qu'a dû chercher la corde à virer le vent comme on dit chez moi.

Photo Josette

Départ sous la grosse bruine bretonne avec un vent à 45 km/h en rafales. Nous avons mis nos capes de super randonneurs mais la prise au vent nous transforme en montgolfières, les boutons pression fixant les pans finissent par lâcher, les rafales forcissant jusqu’à 70 km/h …


Pas question de s'arrêter pour un pique-nique, les treize premiers kilomètres se font d'une traite dans l'inconfort et le bruit du vent. Ça fait partie du jeu, on ne randonne pas en Bretagne sans ce type d'aléa. Cela dit, la Pointe St Mathieu c'est majestueux mais nous l'eussions préférée sous une météo plus clémente.
 

Arrivés au Fort de Bertheaume, nous bifurquons vers la plage du Trez-Hir de Plougonvelin où nous avons la chance de trouver une pizzeria qui accepte de servir à 13h30. Nous ne sommes toujours pas secs en sortant...

Vite, rejoignons notre appartement loué à prix d'or situé à quatre kilomètres de là et un kilomètre au-dessus de la plage de Trégana. Pour 40 balles de plus que le superbe logement avec terrasse du Conquet avec vue sur mer, nous avons un étage d'un pavillon humide des années 70 dans son jus avec vue sur un quartier moche et vieillot. Trop bien. Bon, il y a du chauffage et il est nécessaire, nous séchons donc bien et dormons mal car le lit est d'époque. Demain sera un autre jour...