mardi 28 juin 2022

GR 34 2022 : Etapes 0 à 3

 

Et voilà les Lutins repartis sur le GR 34 ! Logiquement, le départ se fait à l'arrivée de la session précédente : le port de Paimpol. Seize étapes dont une en boucle (étape 0) de Paimpol à Roscoff pour 300 km et 250 m avec un dénivelé plus raisonnable que l'année dernière (5641 m). Nous avons 131 ans à nous deux et nos sacs font respectivement 8 à 10 kg (Josette) et 9 à 12 kg (Thierry) en fonction de la quantité de nourriture et d'eau (jusqu'à 3 litres).


 Etape 0 : 7 juin Paimpol (8,78 km - 133 D+)

Le voyage en train s'est déroulé sans incident et nous arrivons assez tôt sur le port. Un petit tour pour trouver un restau et nous optons pour un filet mignon et un far breton le tout arrosé de Philomenn, la bière de Tréguier. On tape tout de suite dans le local. Pour digérer, nous entreprenons le tour de la pointe de Guilben à l'est de la ville, jolie balade qui eût été superfétatoire à la suite des 18,5 km de la seizième étape de l'année dernière (En gros, on avait zappé car on en avait plein les bottes).

Cette boucle de 6 km nous permet de faire les réglages des sacs et des attitudes de marche. On est presque en ville et nous rencontrons pas mal de monde, il faut dire que le paysage de la pointe vaut le coup, la baie de Paimpol est vraiment magnifique même sous les nuages.


Nous rejoignons ensuite l'hôtel de la Baie situé au nord de la ville puis nous faisons un saut à Ploubazlanec pour y manger une galette à l'andouillette de Guéméné accompagnée de la traditionnelle crêpe caramel-beurre salé le tout arrosé d'un Kir breton. Cela augure bien des deux semaines qui suivront lors desquelles je prendrai un bon kg tout en marchant en moyenne 20 km par jour ! 


Etape 1 : 8 juin Ploubazlanec-Lézardrieux (24,73 km - 600 m D+)

La remontée vers la Pointe de l'Arcouest est assez aisée. Nous prenons un café face à l'embarcadère pour l'île de Bréhat, un joli coin fourmillant de badauds tout au long de l'année. Si vous n'êtes pas accoutumés à l'ambiance du métro parisien, je vous conseille la visite de Bréhat en janvier ou février... Nous longeons ensuite la côte jusqu'à Loguivy, un très joli port qui vaut bien Bréhat, la foule en moins.


Puis nous entamons la descente de la ria du Trieux ; ce ne sera pas la dernière ria (on dit aussi aber) à longer, loin s'en faut !


Pique-nique sur une hauteur : le Trieux s'enfonce loin dans les terres et notre but est pour le moment invisible. Le terrain est loin d'être plat comme nous allons le constater en se rapprochant de Lézardrieux. 


Tout au fond du fond de la ria, nous trouvons enfin la ville juchée sur une bosse. De nombreuses traces de coulées de boue témoignent d'un orage violent récent, ça a pété semble-t-il ! Notre appartement-étape se situe sur le port. En contrebas se trouve une laverie (trop bien) et en face un bar (encore mieux). Quand nous entrons, nous oyons avec surprise "A song for Jeffrey" de Jethro Tull (1968). J'avise le patron qui a autant de km au compteur que moi et certainement plus de barriques de bière vu son bide. Rien que du sympa. Tiens, si j'osais je dirais que c'est "bath" de voir un type aussi "in", ça me rappelle ma dernière "surboum". Tout cela mérite bien une bière avec vue sur le port...


Etape 2 : 9 juin Lézardrieux-Pleubian (16,97 km - 356 m D+)


La remontée du Trieux est assez frustrante car après quelques km, le GR nous éloigne de la ria pour nous emmener en campagne avec passage obligé par des marais où l'on songe à tout moment croiser la Créature du Lac Noir.

Ce ne sera qu'à l'embouchure que nous pourrons enfin nous rapprocher de l'eau après une série de routes de campagne se ressemblant les unes les autres. Il faudra bien une bière locale pour retrouver un peu de sérénité après cette étape un peu monotone.


Nous louons une chambre chez Marilou, une dame plus âgée que nous qui nous fait un accueil de rois dans son petit pavillon du quartier de l'Armor. Nous avons du temps devant nous et nous faisons un saut au sillon de Talbert, curiosité géologique remarquable : une langue de galets de 3 km de long s'avançant dans la mer. Tiens, depuis notre dernier passage à Pleubian, le Sillon s'est scindé en deux à marée haute... 


Nous paressons un moment sur la plage du Sillon. La mer se retire aussi loin que nos soucis en ce lieu et en cet instant. C'est la magie de la Bretagne en couple et cela est mille fois plus précieux que toutes les îles des Tropiques.


Etape 3 : 10 juin Pleubian-Tréguier (23,83 km - 333 m D+)

On a monté et descendu le Trieux, au tour du Jaudy ! Sic Transit Tempesta Armorici, il fait gris et nous essuyons même quelques averses mais cela est très supportable pour des Lutins sylvestres (en fait des Goubelins sylvestres à ne pas confondre avec les Korrigans maritimes qu'on trouve en Bretagne).


Dans ce coin, quand la mer se retire ce n'est pas une plaisanterie... Nous suivons d'abord la côte en allant vers le sud. Plus nous nous approchons de l'embouchure du Jaudy, plus nous longeons des terrains agricoles qui ont un petit air... breton.

Passage par Port-Béni (ne pas confondre avec Port-Oui-Oui) et ses gneiss icartiens, plus vieilles roches de France (2 milliards d'années : il s'agit du même filon que l'on retrouve à Jersey et à l'Anse du cul-Rond en Cotentin).


Maintenant, il faut suivre le Jaudy durant des kilomètres jusqu'à Tréguier. Après de nouvelles zones agricoles, nous trouvons une version du GR empruntable seulement durant les marées à faible coefficient. Nous sommes à nouveau seuls au monde.


Enfin, la ville et son pont franchissant le Jaudy. Tréguier enchante Josette avec sa cathédrale et ses maisons anciennes. La cité est un peu sévère à mon goût mais je reconnais la majesté du lieu. 


Nous sommes accueillis par Eric qui tient un gîte dans la vieille ville. Le gars est pianiste et il a travaillé 10 ans avec Renaud. Il a posé ses valoches à Tréguier pour tenir ce gîte tout en travaillant parfois avec les musicos locaux. Nous sympathisons très vite. Au petit déjeuner, Eric nous effectue une petite démo au clavier avant de nous faire des crêpes. Après Marilou, encore une belle rencontre. C'est aussi cela le charme de la rando par étapes.



mercredi 4 mai 2022

La fête du tra(va)il

 1er mai 2022

Ce dimanche comme tous les dimanches depuis bientôt 25 ans, c'est matinée trail dès 9h00 en Ecouves mais ce jour d'hui les quadragénaires ont décidé de partir plus tôt, préparant force épreuves éprouvantes du genre Périgord,  UTMB, UT4M et autre Diagonale des dingos... Trop peu pour nous qui du haut de nos 131 ans en commun goûtons peu l'aspect surlutin de ce genre de défi, ce matin ce sera sortie conjugale et printanière. Moi et ma Josette.

Radon, un dernier plaisir bleu. Les jacinthes jettent leur derniers feux céruléens et baisseront bientôt du nez pour laisser place à un autre printemps. Nous ne nous en lassons pas alors que nous cheminons en lisière vers le haras.

Mai est notre mois préféré et nous nous baignons avec volupté dans les tendres verts et les innombrables fleurs. Douce illusion d'éternité.


A notre droite l'immense Ecouves, à gauche la plaine d'Alençon-Argentan et au loin la barre de la forêt de Perseigne antique île d'une mer peu profonde du Jurassique.


Durant sept kilomètres, ce ne sont que chemins, cultures, pâturages et fleurs. Malgré notre âge quasi canonique nous allons bon train vu le peu de dénivelé.


Mon épouse à la botanicité plus aiguisée me nomme les plantes encontrées, s'extasiant sur leur beauté comme lors de nos premières balades en Ecouves alors qu'elle n'avait que seize ans. Quand je pense à ce presque demi-siècle, j'ai parfois le vertige...


A St Nicolas il faut maintenant entrer dans la mère sylvestre pour amorcer le retour. Autre lumière, autre ambiance ; le ventre de la forêt nous porte.

Les 400 m de dénivelé se feront dans cette deuxième partie. D'abord montée parmi les hauts sapins pectinés...


... puis descente acrobatique vers la dorsale du Verdier. Et puis ça recommence : Montée, descente, montée, descente. Nous ne dépassons pas les 400 m d'altitude, ce n'est pas bien impressionnant ni bien difficile mais ce sont nos montagnes à nous et ça n'a pas de prix.


Encore deux collines à gravir avant de retrouver Radon ; nous nous permettons quelques diverticules escarpés uniquement pour la beauté du geste. Les lutins sont joueurs.



Nous nous laissons glisser sous le Verdier durant deux kilomètres en direction du Vignage puis c'est la dernière grimpette de la colline surplombant Radon. Le fouillis des forestiers nous ralentit quelque peu mais ce ne sont pas quelques embrouillaminis ligneux qui vont nous arrêter accoutumés que nous sommes à suivre les pistes de nos amis sangliers.

Radon à nouveau et son chemin des chèvres lumineux comme nos étés. Encore dix-sept kilomètres de bonheur. Bien fous serions-nous de nous priver de ces instants d'éternité renouvelée...





jeudi 24 février 2022

A Cross : The Universe

Que l'on me pardonne l'allusion aux Beatles dans le titre difficilement compréhensible pour les moins de 60 ans mais ce billet va justement parler de l'ancêtre de toutes les courses modernes, plus roots que la Route mais pas rotten pour autant, j'ai nommé : le Cross-Country. Pour une fois, mon calendrier des compétitions allégé par le temps qui rend plus âgé mais moins agile m'a permis d'effectuer l'intégralité des huit cross de la saison 2021-2022 FSGT Orne.

Le cross en résumé : c'est dur, c'est sale, tu souffres et tu vomis à la fin. Trop bien. En plus, horreur, le cross se court en séparant les sexes chez les adultes. Un vrai bastion du conservatisme méchamment machiste honni par tous les tenants de la modernité moderne. En plus, on sépare les jeunes des vieux, de la gérontophobie je vous dis... Au cross, on est trop des mauvais et en plus on boit du vin chaud !

Cross de Rânes
23 octobre

 Photo Jéjé

Lui en orange, c'est Michel le premier V4. Nous courons les cross courts réservés aux plus de 50 ans (5 à 6 km), comme ça on n'est pas dérangé par les gamins du cross long (7 à 8 km). C'est ma sixième année en V3 et à 66 ans, on a descendu pas mal de marches. Michel a à peine 70 ans et comme le terrain de l'hippodrome de Rânes me convient, je lui mettrai une bonne minute dans les gencives, finissant à ma meilleure place de l'année : 4/18 Vétérans 3. Michel me rendra la politesse au dernier cross à Champfrémont en terminant 4 secondes devant moi.

 

Cross de Montilly sur Noireau
11 novembre

Photo NCAP

J'ai la drôle d'idée de m'inscrire au cross long, ce qui est possible car c'est un des deux cross de la saison que nous partageons avec la FFA. Résultat je termine 68/73 et 7ème V3 sur 8 alors que les autres vioques courent le cross court. Un coup pour rien. Et en plus, il n'y a plus de frites à la buvette quand j'y arrive.

 

Cross de Gesnes le Gandelin
21 novembre

  Photo organisation

Ben y'a pas que les vieux au cross. On y trouve des petits dès 6 ans et aussi un tas de filles. J'ai réussi à convaincre ma copine Béa (en bleu) à intégrer mon club AS Enseignants. Avec Katia, Stéphanie et Sandrine, on a une équipe féminine de choc qui va finir plusieurs fois à la première place pendant que les mecs sombrent doucement. La femme est l'avenir du cross... Quant à moi, je m'offre le luxe de me casser la figure dans le petit bois de derrière les fagots, finissant 5/14 V3.

 

Cross de Cerisy Belle Étoile
4 décembre

Ça monte et ça descend dur mais moi je continue surtout à descendre (7/15 V3). Les filles de l'AS Enseignants brillent en finissant 1ères par équipe, il faut dire que les quatre blondes sont là dont les jumelles , Sandrine et Stéphanie qui sont aussi fines que rapides. Et c'est pas fini... 

 

Cross d'Alençon
8 janvier

Photo NCAP
 
Ce n'est pas mon cross préféré, pas de dénivelé, pas de difficultés, résultat : il faut aller vite et c'est plus moi... Il y a quinze ans, je faisais la version longue de ce cross à 14 de moyenne, maintenant je fais le cross court tout juste à 12 et en faisant la gueule. Je finis 9/22 V3. Il faut dire que nous courons conjointement avec les athlètes de la FFA dont je fais aussi partie et il y a du beau monde car c'est le championnat de l'Orne. Les filles du club ne sont que trois mais elles sauvent les meubles en terminant quatrièmes par équipe en grande partie grâce à Katia plus habituée aux trails de plus de 100 km qu'aux cross d'à peine 5 bornes. Elle se sort les tripes et on appelle ça l'esprit d'équipe. C'est beau.
 
 
Cross de Mortrée
8 février
 
 Photo organisation
 
Juste après le cross d'Alençon, je fête mon anniversaire avec mes enfants et petites-filles. Résultat : 6 COVID pour 7 personnes. Rien de bien méchant à part un rhume mais après un isolement réglementaire, quand je veux courir à nouveau : plus de pattes. C'est comme si j'avais un poumon en moins. Et ça dure plusieurs semaines ; résultat un mois plus tard je me retrouve au cross de Mortrée tel un gastéropode cacochyme en phase très minable. Ça donne 8/16 V3 entre les deux premiers V4 et surtout de mauvaises sensations qui persisteront encore une semaine.
 
 
Cross du Parc Animalier du Bouillon
6 février
 
Photo organisation

Bonne idée de la FSGT : Un cross parmi les chameaux, les cochons, les loups et les grèbes huppées. Le circuit est sec et rapide avec un bon coup de cul à la fin de chaque tour. J'ai de bonnes sensations et je me permets de doubler le quatrième junior ainsi qu'un V2 en fin de parcours. Eh ben je suis 6/11 V3. Mais qu'est-ce qu'ils ont tous donc ? Ils ont bouffé du wallaby ou quoi ? Une minute derrière moi, sept V4 sur les dix engagés arrivent les uns derrière les autres. Les filles remontent à la deuxième place grâce à la gestion impériale de Stéphanie, la puissance de Béatrice et la ténacité de Katia. Sandrine a passé son tour mais reviendra fort.
 
 
Cross de Champfrémont
19 février
 
Chaque cross est organisé à tour de rôle par les différents clubs. C'est à nous Enseignants de s'y coller avec les clubs de Champfrémont et de l'ASPTT Alençon. Le boulot du matin consiste à baliser le circuit qui a la particularité de se situer entre des étangs en espalier. Le site est remarquable et je fais quelques photos tout en fixant la rubalise :
 
 
L'après-midi voit les nuages se pointer et quant à moi, malgré mes pointes de cross, je livre une prestation moyenne finissant 9/15 V3. Les filles de mon club terminent en beauté en trustant trois places dans les cinq premières et en finissant en tête du classement féminin. C'est ce qu'on appelle finir en beauté !
 
Sandrine, Stéphanie, Béatrice et Katia : les meilleures des blondes
 
Mon bilan perso : je descends lentement mais sûrement dans les profondeurs du classement, ne pouvant plus rivaliser avec les gamins d'à peine 60 berges et même avec des gars de mon âge comme mon ami Eric qui me met une tôle à chaque épreuve mais je m'amuse toujours autant et puis, il y a les copains et surtout les copines. Vive le cross !
 
 
 

mardi 14 décembre 2021

Douze subjectivités pour 2021

 Rétrospective Photo

 

Pas terrible cette année 2021 avec son virus, son été pourri et un organisme qui vous fait signe que vous n'êtes pas immortel... Moi qui ne suis pas du tout porté sur l'introspection, j'ai bien été obligé de reconsidérer diverses choses et valeurs, entre autres esthétiques. J'espère que cette évolution transparaît dans les douze instants choisis dans mon blog photo ou mon Flickr que je vous propose ici :

(Cette année, chaque photo a un titre, on peut cliquer dessus pour mieux voir les détails.)

Janvier

Concentrée 
 
La moitié de ces photos sont prises lors de mes pérégrinations dans ma bonne ville d'Alençon en compagnie de Tonton Gilles dont je copie le style sans vergogne. Pour celle-ci, j'ai recours à la couleur partielle que j'utilise de plus en plus pour souligner le sujet de l'image.

Compact Sony DSC-RX100M3

Février

L'éveil des Géants

Consultant régulièrement les clichés d'autres photographes, je finis justement par me méfier du cliché... Le beau n'est pas toujours synonyme de photo réussie et un beau paysage peut être bien plat. Cette photo prise dans la campagne non loin de chez moi est le résultat d'une prise de vue coup de cœur faite à l'aide d'un téléphone portable. J'espère y rendre un peu de la modeste splendeur de ma région au climat et aux esprits tempérés.

Téléphone portable Huawei MYA-L11

Mars

Bus Stop

Depuis un bon moment, j'ai réalisé qu'une photo était plus vivante avec un personnage. La législation française est assez large avec la photo de rue à partir du moment où les personnes ne sont pas défavorablement présentées et mises en situation dans un décor. Cela dit, je préfère que mes sujets ne soient que peu reconnaissable ou bien qu'il s'agisse de connaissances..

Compact Panasonic DMC-TZ100

Avril

Risky landing

Ce pigeon pris au 500e a la bonne idée de se poser dans la diagonale de la photo. Il a l'air d'avertir ses camarades de son arrivée imminente mais ceux-ci n'en semblent pas perturbés. Une petite scène anodine prise sur un des barrages de la Sarthe.

Hybride Panasonic DMC-G85

Mai

La Halle avant l'orage

Peut-être ma meilleure photo de l'année. Cette flaque d'eau, je l'ai déjà utilisée un jour de Noël avec succès mais c'est ce 16 mai que j'ai pu faire le reflet presque parfait de la Halle au Blé avec ce personnage en rouge discrètement souligné par le panneau vers lequel il se rend ; un autre personnage au lointain part en sens contraire. Le ciel menaçant met le couvercle sur ces mondes inversés. Merci à Tonton Gilles pour m'avoir enseigné cette technique de la photo rase-bitume.

Compact Panasonic DMC-TZ100

Juin

Gwin Zegal

Entre deux averses, nous nous arrêtons pique-niquer dans la région des falaises de Plouha. Cette randonnée de seize jours allant du Mont-St-Michel à Paimpol fut bien humide et ce petit port planté de troncs d'arbres ne resplendit pas de tous ses feux mais la magie de la Bretagne opère cependant et qu'est-ce qui fait plus breton qu'un ciré jaune ?

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Juillet

Le prêtre et les jets

Pour la couleur et le soleil, il faudra attendre un peu... De retour en ma bonne cité d'Alençon et en compagnie de Tonton Gilles, je photographie cet ecclésiastique pensif face la fontaine jouxtant la Basilique. Ce festival de lignes verticales doit être propice à l'élévation...

Hybride Panasonic DMC-G85

Août

Bombus agrorum

La photo entomologique reste ma spécialité. Cette année, l'été particulièrement humide a au moins divisé par deux le nombre de spécimens présents dans mon jardin qui est pourtant le refuge de nombreux insectes (A ce jour, 179 espèces photographiées sur 100 m2). Ce joli bourdon des champs semble se cabrer comme un mustang en déployant sa langue très longue, organe qui lui permet de butiner des fleurs profondes ce qui en fait un des meilleurs pollinisateurs.

Hybride Panasonic DMC-G85

Septembre

Dancing on pebbles

Une semaine de rêve au soleil de la Hague dont je ne me lasse pas de la beauté des paysages. Nous sommes rejoints par nos amis pour y courir le trail de la Barjo, 50 km de plaisir. Sur les galets de Goury, Béa et Fab entament une chorégraphie improvisée et pleine de vie. J'aurais pu choisir un de ces magnifiques panoramas de cette merveilleuse région mais l'expressivité fait de meilleures photos que la simple beauté.

Compact Panasonic DMC-TZ100

Octobre

Face à face

Toujours la technique de mon professeur Tonton Gilles. Le reflet est une de ses spécialités mais en ce jour d'Halloween, je ne me suis pas trop mal débrouillé. Et puis, la multiplicité des plans permet une lecture riche de la photo tout en mettant la Basilique doublement en valeur.

Compact Sony DSC-RX100M3

Novembre

La chute de la Maison Vélo 

Exercice de style et jeu de couleurs. Mon ami Tonton Gilles est capable de rester à l'affût face à une devanture d'une couleur donnée jusqu'à ce qu'un personnage au vêtement adéquat passe enfin. Je n'en suis pas là et j'ai pris ce cliché au vol ou plutôt volé ce cliché.

Hybride Panasonic GX80

Décembre

Mud day

Jour de boue, sortie de 2h45 en Ecouves sur des terrains qui rebutent même les sangliers. Quel plaisir d'être ensemble dans la gadoue ! Il faut un appareil léger antichoc et waterproof pour ce genre de situation. Malgré ses évidentes limitations techniques, cette photo reflète l'amitié, l'entraide et la joie d'être ensemble. Cette année en demi-teinte se termine en éclat de rire et ça fait du bien !
 
Compact Sony DSC-TX30