mardi 6 septembre 2016

Enduro pédestre des sables 2016

Cela faisait des années que je devais faire cette course de 14 km sur le sable mais j'avais toujours sursis à la chose pour diverses raisons. Pourtant, le Mustang m'avait plus d'une fois mis l'eau à la bouche à propos de cette belle station balnéaire de la Manche.

 Coucher de soleil sur la Pointe d'Agon

Nonobstant un havre gigantesque, des dunes à perte de vue et des plages faisant passer celles des Landes pour de simples bacs à sable, Agon-Coutainville recèle maints atouts et appas propres à attirer le Lutin comme cet établissement spécialisé dans les gâteries :

Signalé et recommandé par le Mustang

Donc, hardi les gars, remontons en Manche et sus à l'Enduro dont c'était la 35ème édition en ce samedi 20 août.

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Le Lutin à la conquête des Sables d'Agon
 
Photo de ma Josette


Avant toute chose : soirée Moules-frites. La région est réputée pour l'excellence de sa production de moules de plein vent élevées à la normande. Rien que du frais.


Au restau, pour une fois, je ne force pas sur la bière contrairement au Mustang qui vient juste d'apprendre le mot "pinte" et qui en fait un usage immodéré...
Ben, après ça, on court moins bien !

Cela dit, l'animal est solide et le lendemain, il piaffe et agite sa crinière, prêt à en découdre avec votre serviteur...

On a le même coiffeur !
Photo de ma Josette

Et c'est pas tout ! Les autres Ecouviens sont aussi dans la course, augmentant sensiblement la moyenne d'âge du peloton mais aussi sa qualité à l'instar de Simone dont les exploits lui ont valu tellement de coupes et médailles qu'elle a dû louer un hangar agricole pour les stocker...

 Brigitte, Marie, Simone, Chaton, Joël
Photo de ma Josette

A propos de moyenne d'âge, la veille, j'étais allé voir combien de V3 étaient inscrits histoire de tâter le terrain et d'espérer approcher la cinquième place dans cette catégorie, ce qu'il m'arrive de faire dans l'Orne. Enfer et tartiflette, je ne fus pas déçu en m’apercevant qu'il y avait une soixantaine de sexagénaires pré-inscrits. Malheur de moi, le jour de l’épreuve, nous sommes 88 vioques à nous présenter sur la ligne de départ dont moi, Mustang, Chaton et Joël qui se plaint de sa vieuture comme à l'accoutumée mais que je sais un sacré client doté d'une solide constitution de traileur et de l’opiniâtreté chafouine du blaireau acculé dans son terrier. Un client à surveiller donc...

 Photo de ma Josette

Mon but avoué, c'est de mettre la pâtée aux autres membres de mon groupe : vu la distance courte (14 km), le Mustang sera tenu à distance ainsi que Chaton, blessé au tendon d'Achille, heureusement car le félin est bien meilleur que moi ; quant à Joël, il est mourant, à l'entendre, mais je me méfie de ce gars qui me rend quatre années, ce qui n'est pas suffisant pour que je parte sereinement à l'assaut des sables. En ce qui concerne les filles, pas de souci car elles doivent bifurquer au bout de cinq km pour effectuer un circuit plus court ; heureusement car Simone m'a déjà humilié sur marathon avec la classe qu'on lui connaît, me laissant alors sur la berme avec un mental de bulot avarié et les gambettes en foulard.

Photo de ma Josette

Dès le premier km, je poutre, dans la mesure de mes moyens, pour laisser mes camarades à distance, courant à un bon douze de moyenne, ce qui n'est pas une sinécure sur du sable parsemé de flaques et de zones molles. Un bon moment, je chemine en compagnie d'une femme V3 comme moi et qui galope à cinq au kilo sans paraître fatiguée. Elle me quitte à la bifurcation pour revenir vers Agon avec les autres féminines. Je vérifierai plus tard son classement : cette dame née en 1951 a parcouru 10 km sur du sable en 53 min, terminant 28/317 féminines. Les gamines n'ont plus qu'à aller jouer avec leur pelle et leur seau...


 Nous quittons les filles et le sable humide, c'est là que les difficultés commencent et mon douze de moyenne en prend pour son grade. Il faut courir sur un terrain absorbant la foulée tout en évitant les parties les plus molles qui peuvent s'avérer piégeuses pour le coureur imprudent.

 Fallait regarder où tu mettais les pieds !

Une fois la pointe d'Agon atteinte, il faut à nouveau traverser la dune et c'est un peu entamé que je repars sur le sable mouillé à un petit onze à l'heure. Au bout d'un moment, je me remobilise et arrive enfin à retrouver ma vitesse de croisière, me mettant à doubler régulièrement ces saletés de petits jeunes qui ont l'impudence d'avoir au moins trente ans de moins que moi mais qui n'ont pas comme moi le mordant de la belette bien décidée à saigner ses proies fussent-elles trois fois plus grosses qu'elle. Au bout d'un moment, je rattrape pas mal de féminines qui terminent les dix bornes mais je ne me laisse pas distraire par cette pléthore de fessiers vibrionnants. Grand bien m'en fasse car, non loin de moi, deux yeux de prédateur vrillent leur regard torve dans mon dos...

 Photo de ma Josette
 
C'est le Joël qui arrive bientôt à ma hauteur la bave aux lèvres et le sourire narquois. Il reste à peine mille mètres à parcourir !

"Ah, je suis cuit, j'ai tout dépensé à te rattraper, qu'il me dit."

Ben voyons, je le connais mon Joël, quand il sera sur le flanc, les moules auront des glands !

A cinq cents mètres de l'arrivée, j'annonce la couleur : "On va faire ça proprement !" et je pars à 14 km/h histoire de montrer qui c'est qui se tape une séance de fractionnés sur piste par semaine... J'ai envie de vomir à l'arrivée mais je lui mets cinq places au Joël. Huit secondes en cinq cents mètres, je sais, c'est dérisoire mais je me suis bien amusé. Nous terminons 12 et 13ème V3 sur 88 en 1h11min. Ça nous va !


Quant au Mustang, il arrive quelques minutes plus tard gai comme un gardon et frais comme un pinson... ou l'inverse.

On est samedi et le weekend  n'est pas fini, Mustang va encore écluser de la pinte, on va manger entre bons amis et profiter de la beauté des immensités maritimes de notre vaste Normandie.

 Photo de ma Josette


Merci à Josette pour son reportage photo et au Mustang pour avoir organisé ce weekend.





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