jeudi 23 mai 2013

En route vers le futur(oscope)


C'est vrai, le débuts n'ont pas été faciles ...

16 mars

Mais il y avait toujours des copains pour aider.

7 avril

Dimanche, c'est le premier marathon de ma cousine Germaine, et il y avait du boulot car, voyez-vous ; Germaine, c'était comme une Ferrari dont tous les réglages restaient à faire.


Cela a pris 12 semaines et 44 séances d'entretien foncier, fractionnés, long et récup. Tout ce travail pour une seule compétition, ils sont fous ces marathoniens !

Parfois, c'était intense :

Doucement la cousine, j'ai du mal à suivre !

Parfois, c’était bien soutenu :

semi avec arrêts ravito en simulation compétition
(on a fait les fous vers la fin)

Tout au long de cette préparation, Germaine a eu le soutien de deux autres filles formidables : Cathy et Katia qui courront avec nous ; chacune espérant bien battre son record personnel sur marathon, à cette occasion.

16 mai

La gloire du sport réside dans son incertitude et les leçons de modestie qu'il nous dispense, c'est vrai ; mais ce dimanche, au marathon du Futuroscope à Poitiers, c'est sûr, ça va poutrer !


Et si ça ne marche pas, elle pourront toujours s'en prendre à leur coach.
Ouille !

dimanche 19 mai 2013

Vivaldi et le concerto 16

Viole d'amour et luth


Maître du concerto pour soliste, Vivaldi est aussi à l'aise dans le double concerto, assez fréquent dans sa production. Parfois, il s'agit de doubler les instruments pour créer un effet de spatialisation (2 violons, 2 violoncelles, 2 flûtes ...), les deux solistes se renvoyant la balle dans un babillage permanent, régulièrement interrompu par les cordes ; d'une autre manière, Vivaldi va jouer sur le contraste entre instruments de hauteurs  et/ou de timbres différents comme dans cet unique et superbe concerto pour viole d'amour et luth.


Dans cette merveille de finesse dont voici le premier mouvement, les cordes jouent en sourdine, permettant ainsi au luth de s'exprimer en un tendre dialogue avec la viole d'amour qui n'a jamais aussi bien mérité son nom. 


 

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vendredi 10 mai 2013

Course de Multonne 10,1 km - 2013

Je sais que maintenant, je ne peux plus tenir à "4 au kilo" mais je vais quand même me faire plaisir en me jetant hors de la ligne de départ à 16 km/h. Je ne suis pas le seul et je vois la petite Alix et sa queue de cheval aller bon train dix mètres devant. Elle est la seule dans sa catégorie mais n'hésite pas à s'affronter aux plus grandes avec la fraîche insouciance de la jeunesse. Aujourd'hui, la marche est haute. Un petit mot en la passant, 4.04 premier kilomètre et première montée.

Je ne suis pas un grimpeur et si je viens ici, c'est surtout pour Claude et les gars de l'organisation. J'ai pensé à bien dérouler mon pied pour bénéficier de l'effet de poussée de fin de foulée et je change de style pour aborder la première côte. Maintenant, c'est seulement l'avant du pied qui attaque et me procure un effet ressort. Ça tire sur les mollets, j'aurai des courbatures demain lors de la séance de fractionnés avec les filles mais c'est assez efficace ; le talon au sol en montée, ça vous scotche au bitume ...

Tiens, des cadets du club, le faux plat me permet de récupérer et de retrouver mon déroulé. Benoît semble avoir du mal et je le passe non sans l'avoir encouragé. Le ravitaillement se trouve juste avant la descente et je prends un gobelet par principe. J'ai trop vu de gens exploser lors d'Alençon-Médavy, cette année.

Descendre, je sais faire : une petite poussée de la cuisse à chaque foulée me fait légèrement bondir, ce qui agrandit considérablement mon allonge. Seize km/h à nouveau. Sur ces cinquante mètres herbeux, je gagne quelques places mais maintenant, il va falloir les garder car la remontée par la ligne de départ est aussi sévère que courte. Trois cents mètres à vous brûler les poumons. Douze km/h en haut et je bascule pour repasser à quinze durant une petite minute.

Trois km et premier petit tour. Les rangs se clairsèment. Je ne vois plus la tête de course, Vincent finira premier plus de huit minutes devant moi ; un autre monde. Nous avons couru ensemble hier et il s'économisait pour cette épreuve. Il a la simplicité des champions et la moitié de mon âge. Nous ne jouons pas dans la même cour de récréation.

Même petite boucle et même technique. Je ne descends pas en dessous des "5 au kilo" et je frise encore le 16 km/h lors des descentes. Une bouteille de 50 cl au ravitaillement, ça va être nécessaire. J'avise des inconscients qui ne boivent pas. Nouvelle descente en bondissant, nouvelle montée. Le cœur sous la gorge.

Descente du verger conservatoire, je frise les 17 à l'heure, vais-je tenir ? Je stabilise ensuite à quinze à l'heure. Bruno claudique devant moi. Il est habituellement largement sous les 40' au 10 km mais il ne semble pas avoir récupéré de la fournaise de Médavy. Je l'encourage. Le bourg et un peu de plat puis ça remonte.

Il n'a pas l'air bien jeune celui-ci, mais malgré sa petite taille et son côté un peu enveloppé, il vient cependant de me rattraper puis de me passer. Je l'avais pourtant décollé lors de ma descente du verger mais, en véritable athlète, il ne s'en est pas laissé conter et m'a doublé à la première petite butte. Je le félicite :
"Belle remontée, tu dois être au niveau du podium V3 !"

Signe de déniement, deux doigts agités ensemble, j'ai fait une gaffe. Cet opiniâtre concurrent a mon âge. J'oublie trop souvent que dans moins de trois ans, j'aurai soixante années échues. 

Je passe du respect teinté d’admiration au respect teinté d'agressivité. On ne se  refait pas.

Il reste un kilomètre et j'ai tout donné dans le dernier faux-plat descendant pour dépasser à nouveau ce pugnace V2. J'aborde la dernière côte à 11,5 à l'heure, plutôt rincé.

Depuis deux mois et demi, j'entraîne trois filles pour le marathon du Futuroscope. Une vraie responsabilité, un vrai travail, un vrai plaisir. Je vais bien voir si tout ce travail sur le rythme paie vraiment.

Quatre séances par semaine depuis début mars et la course d'Hérouville il y a trois jours. Un bon entraînement transcende la fatigue.

Jean-Yves, un excellent V1 de l'ASPTT va me servir de point de mire six secondes devant moi. Je passe à 12 puis 13 à l'heure alors que la route ne cesse de grimper vers l'arche d'arrivée. Le panneau des 10 km est dépassé.

A trente mètres de l'arrivée, j'aperçois un V1 qui essaie de terminer devant moi. Pas question. Je bondis et pousse un ou deux cris, la machine va-t-elle répondre ? 14km/h en côte, c'est vraiment très dur mais les jambes priment sur l'esprit et je décolle littéralement pour atterrir sur la ligne.

Je me retourne, mon challenger en V2, il s'appelle Claude, n'est que quelques mètres derrière. Il n'a rien lâché.

43min 35 s, je n'ai pas couru cette épreuve aussi vite depuis 2007. Sur du plat, cela me mettrai à 40 min sur dix kilomètres pile. La concentration et la technique, cela ne me ressemble pas mais ce fut efficace ce 8 mai.

Photo Lydie et Christian Coulange


jeudi 9 mai 2013

Hérouville dans la course 2013


Après une édition 2012 mémorable, l'ASLH d'Hérouville nous a concocté une nouvelle mouture de sa course de cinglés en prenant cette année le film "Braveheart" comme thème. Ça tombe bien, on connaît des couturières.

Photo Mme Mustang

Accueillis sur la côte à St Aubin par nos cher hôtes Béa et Erick (un vrai guerrier à l'origine viking certifiée), nous nous sommes préparés sur place pour ensuite nous diriger vers Hérouville. Notre voyage n'est pas passé inaperçu ...


Trêve de discours, passons aux choses sérieuses : l'Audacieuse, et ses neuf kilomètres de folie. Mais avant, permettez-moi de vous présenter les valeureux combattants issus de la tribu d'Ecouves :

 Erick, Béa, Mustang
Annick, Ricounette, Ricounet
Carole, Ma Josette, Le Lutin

Et maintenant, mesdames et messieurs, voici les huit meilleures minutes de l'épopée du clan écouvien avec en vedette nos deux plus terribles guerriers : Erick et le Mustang.

 

Eh ben, effectuer ce genre d'épreuve en filmant de la main droite et en s’accrochant tant bien que mal de la main gauche,  je ne ferais pas ça tous les jours ! Heureusement, il y avait des compensations à la fin de la course : buffet pléthorique, bière et autres douceurs :


De retour à St Aubin, nous avons fêté l'événement comme ils se doit en attendant l'édition 2014.

 Photo Mme Mustang


Un grand merci aux Coyotes d'Hérouville pour leur parfaite organisation tant au niveau sécurité qu'au niveau convivialité.


vendredi 3 mai 2013

Vivaldi et le concerto 15

Luth


A l'époque de Vivaldi, le luth a beaucoup évolué au niveau de sa facture mais il n'est plus l’instrument roi de la Renaissance ou des maîtres français du siècle de Louis XIV. Il est souvent cantonné à la basse continue en compagnie du violoncelle, de la viole, du clavecin, de l'orgue positif ou de son cousin le théorbe.

Vivaldi est probablement encore une fois précurseur dans l'invention du concerto pour luth même s'il n'en a composé que deux. Le problème avec son concerto pour luth et deux violons présenté ici (RV 93), c'est qu'on ne sait pas très bien pour quel instrument il a été composé.

Peut-être un liutino, petit luth soprano :


Ou un luth de plus grande taille pourvu d'un cordier supplémentaire pour les basses :


On ne sait pas non plus si l'instrument se jouait avec les doigts directement ou avec les ongles, technique utilisée à l'époque seulement en Italie.

Peu importe, en bon musicien baroque, Vivaldi laisse de toute façon beaucoup de liberté d'interprétation à ses interprètes, contrairement aux compositeurs des siècles suivants.

 Ref
 

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mardi 30 avril 2013

Un instant de perfection

Andy Warhol avait parlé du quart d'heure de célébrité mais ce samedi matin, nous eûmes, moi et Germaine, 0,0015625 secondes de perfection pour prendre ce cliché.
 
 Cliquer sur la photo pour la voir en 1024x768

Lors d'un entraînement de 21 km à vitesse marathon, sentant l'opportunité, je me suis jeté sur la rambarde à 12 km/h pour m'y bloquer et y prendre une rafale. La première photo fut la bonne.

Une vingtaine de lignes parallèles, trois perpendiculaires (dont la crête d'Ecouves), un camaïeu de bleu et les pieds de la cousine à 2 cm du sol, mon Canon D20 peut-être fier de lui.