dimanche 19 septembre 2010

La Buresartienne 2007


A la Buresartienne, Etienne

Aujourd’hui, c’est dimanche et, fait exceptionnel, je suis resté tard au lit. C'est-à-dire que je ne me suis levé qu’à 8h30. Cela ne doit pas arriver plus de dix fois dans l’année. Habituellement, je passe la matinée dominicale à galoper avec mes copains dans ma forêt avant de m’effondrer devant une bière belge au bar du coin. Eh bien, ce 14 octobre je n’ai pas arpenté la forêt d’Ecouves car j’ai gardé mon énergie pour aller courir à Bursard.
Petit bourg situé à 17 km d’Alençon, Bursard compte un peu moins de 200 habitants et n’a vu la naissance d’aucun personnage important en dehors de la Ricounette qui y fit ses premiers fractionnés avant de déménager dans le canton de Courtomer où elle connut son Ricounet.

 Eh oui, c'est beau l'Orne mais c'est pour nous ! 

Bursard connut aussi lors de l'été 1944 de sévères combats comme en témoigne cet extrait du journal de Roger Cornevin-Hayton :
Ce jour, attaque de Mustangs. Avions faciles à identifier avec leurs ailes carrées. Nous commençons à comprendre les raisons de cette agitation autour de nous. Plusieurs aérodromes sont en cours d'installation dans les villages environnants. Nous apprenons que cinq soldats du groupe dépêchés sur place sur le terrain d'Essay pour préparer les appareils, sont tués ou mortellement blessés.
Le décor est planté : Une campagne quasi assoupie dans la lumière légèrement brumeuse d’un splendide après-midi d’octobre, une Ricounette et un Mustang.
Ce sont bien eux que je rejoins ce jour dans un champ qui fut de maïs. Et c’est pas tout ! Il y a aussi Mario l'infatigable, Béa la femme de mon attaché de presse, l’immense JMF en partance pour la Diagonale des fous, Germain, Simone, Chaton,  Loulou le kikoureur, et le grand Raymond. Ces cinq derniers sont venus comme supporters, c’est vraiment sympa de leur part.

 Germain, Chaton, Béa, Simone (une grande championne) et Gérard, un gars de Champfrémont. 

C’est l’inscription, j’apprends qu’il n’y a que trois catégories : junior, senior, vétéran. Et les V2 alors, c’est de la crotte ? Mustang me dit que ce n’est pas grave. Il n’a pas tort.
La place où ont lieu les inscriptions est occupée par une sorte de petite fête avec buvette, chamboule tout et autres stands type kermesse scolaire. 
 
Je m’échauffe non sans avoir confié mon appareil photo à mon Loulou. Je reconnais le premier kilomètre : Houlà ! Mais c’est du pentu madame ! Les trailers vont être à la fête !
L’aire de départ : je vois un bon nombre de membres de mon club dont Marie-France et Valérie avec lesquelles j’ai pris le départ du semi d’Argentan la semaine dernière ! Tiens, Valérie porte encore sa seyante brassière… c’est vrai qu’elle a un joli euh… sourire.
Paf, c’est parti, nous ne sommes que 75 à courir mais ça démarre sec ! Premier kilomètre plus que raide en 4’25, goudron et herbe à vache, grimpette et casse pattes. Attends, Lutin, il y a un problème, tu es le dixième de la course ! Damned, je lève très légèrement le pied et j’ai raison car la suite est du même tonneau que le premier kilo : une descente puis on regrimpe et on redescend pour arriver dans un bois où nous cheminons dans des sentiers ombragés. Mais c’est un trail ! Pas un poil de plat, 60 pour cent de chemins ou d’herbe à vache.

 Il est là, mon Mustang

 Le peloton, salut Valérie ! 

Le Bois Roussel où nous galopons jouxte le haras du même nom et nous passons près de la piste d’entraînement des canassons locaux. Les Kikous du sud ne le savent peut-être pas mais l’Orne est la patrie des plus beaux purs-sangs du pays. A propos d’équidé, j’aperçois le Mustang à moins de 150m derrière moi. Je redouble d’efforts, pas question de me faire passer par mon camarade de jeu. Chacun à sa place : Au Mustang le trail et le sens de l’organisation ; à moi les courtes distances et l’orthographe …
Nous sortons du bois et revenons vers le village. Toujours rien de plat, impossible de faire du 4 au kilo. Cependant, je pense rester dans les 15 premiers. Je rattrape deux gars qui ne doivent pas avoir l’habitude de la grimpette.
Le bourg, et ça descend ! Je dévale, je déboule, je calcine le bitume des derniers mètres sous les encouragements des copains.

 Les derniers hectomètres du Lutin.

 41’ pile : vu le terrain il n’y a pas 10 bornes, 9 et demie au pire …
Je me retourne pour voir arriver Ricounette avec son Ricounet. Ils n’ont pas chômé les gamins, ils se sont pourtant entraînés ce matin. Quelle santé !

 Ah, le beau petit couple ! 

Le Mustang arrive une minute après moi. Jamais loin, il commence à m’inquiéter l’animal ! Comme c’est un bon cheval, il me paie une bière. Tiens, il est tellement sympa que je le laisserais bien passer lors de la prochaine course sur route… euh non, finalement, faut pas déconner quand même... Il se vengera lors du prochain trail et là, ce ne sera pas une minute, ce sera au moins un quart d’heure ou même une demi-heure.

 Loulou mon photographe, Mustang et le grand Raymond 

Voili ! C’est le podium, passons sur les gars qui défilent mais arrêtons-nous sur la première féminine. Mais oui, c’est Ricounette la petite fille qui faisait ses fractionnés près de l’école de Bursard. La native est vainqueur en son pays et c’est justice.

 Ah, qu'elles sont jolies les filles de mon pays, laï laï laï laï laï laï  !

L’air est d’une douceur exceptionnelle en cette fin d’après-midi, j’ai couru avec mon Mustang, j’ai été encouragé par les copains, et j’ai vu sourire des filles. Quelle belle journée !

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