mercredi 22 septembre 2010

Les Fils de l'Homme


UNE GROSSE CLAQUE !


Avec un peu de retard, je viens de voir "Les fils de l'homme", film britannique du  cinéaste mexicain Alfonso Cuaron et je peux dire que je suis un gros nase de l'avoir raté à sa sortie.

Je ne vais pas vous raconter l'intrigue bien qu'elle soit secondaire par rapport à l'ambiance, les décors et le jeu des acteurs. Je livre seulement le synopsis :

Dans un futur proche, les humains ne peuvent plus avoir d'enfants. L'être humain le plus jeune sur Terre meurt. Dans ce monde de désespoir, une jeune femme est enceinte, la première depuis vingt ans. Theo Faron, sous l'impulsion de son ex-femme se chargera de sa protection dans cette Angleterre où les conflits d'intérêts sont multiples et dangereux…
 Scène du début du film

Attention : film majeur qui vous remuera les tripes. Il décrit un monde (trop?) proche du nôtre en pleine décomposition dans lequel le suicide médicamenteux est encouragé par un gouvernement fascisant.
Le héros vit dans une Angleterre, dernier ilôt de civilisation cerné de toutes parts par des clandestins que l'on parque tant bien que mal dans des camps de réfugiés aux dimensions de villes.  


Theo va rendre visite à son cousin ministre dont la tâche est de récupérer les grandes oeuvres artistiques de ce monde moribond. Ils discutent dans une salle où s'affiche Guernica de Picasso sans voir que Guernica est dehors.
Face à ce gouvernement autoritaire, il y a des groupes de résistance dont l'idéologie devient plus importante que l'existence même des individus. L'enfant que porte la jeune femme devient alors une arme politique alors que pour Théo, il reste un enfant.
 
Théo, Kee et l'enfant

Je vous aurai avertis, louez ou achetez ce film (je l'ai eu à 9,90 euros) ou vous passerez à côté d'un chef d'oeuvre. Vous ne regarderez plus les soubresauts de notre monde actuel avec les mêmes yeux quand vous aurez vu ce film qui enfonce tous les blockbusters bêtas que l'industrie américaine nous déverse depuis quelques années.

Bande annonce


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