mardi 5 octobre 2010

OFF de l'Ourcq 2009



Mon GGO... enfin je veux dire mon GGO à moi. Heu... je sais, le GGO est à Zabou et un peu aux autres mais le GGO a une place de choix dans le foutoir qui me sert de sac à sentiments. Je ne saurais dire pourquoi. Peut-être parce que les Lutins n'auraient pas de sens s'il n'y avait les Géants.

 Je sens que je vais conclure...
 
Donc, mon GGO m'a envoyé un mail en janvier me proposant un OFF de 50 bornes sur les bords de l'Ourcq. Ne sachant pas où est l'Ourcq ni qui serait là, j'ai tout de suite dit oui car c'était lui... le Grand Géant Orange.

J'ai donc pris la route accompagné de mon Mustang car, comme on dit chez moi : "Si tu vas à la capitale, n'oublie pas ton cheval".

Après une soirée consacrée à comparer les bienfaits de la bière belge et du vin rouge, j'ai passé une nuit calme dans la stalle d'un cheval nerveux mais cela ne m'a pas empêché de dormir du sommeil du juste. 


Le OFF
 
Après les ablutions, nous (GGO, Zabou, Mustang et moi) commençons notre périple par une promenade urbaine fort réjouissante. Courir en tenue de trail dans les rues de Paris est d'un dépaysant ineffable pour un Ornais comme moi.

Euh... ça change de la forêt d'Ecouves. 

La traversée de la Gare de L'Est est fort réjouissante. Il faut voir la tête des voyageurs avisant ces hurluberlus équipés comme pour un raid faire leur jogging au milieu des échoppes...


Le Mustang, connaissant son Lutin m'a prévenu : nous allons courir avec des gens du forum des Ultrafondus qui ne me connaissent pas. Donc, pas de gros mots ni de situations scabreuses. Nous sommes invités !
Dur ! Il faut que je me tienne bien pendant une journée. Je le ferai par affection et respect pour Zabou et le GGO mais avant le rendez-vous, il faut quand même que je me défoule :


Avertissement
Lecteur, si tu veux conserver une bonne santé mentale, ne regarde pas cette photo...


Place Stalingrad, nous retrouvons tous ces Ufologues si terriblement jeunes : Bernd, Bamban, Le Sanglier, Sandrine, Séraphin, Frédo91, Koline, Eliane et Phi. Seul Lau paraît d'un âge plus proche du mien et du Mustang, ce qui le rend tout à fait sympathique à mes yeux.


Le canal de l'Ourcq, c'est tout droit et d'abord urbain. Nous rencontrons les premiers promeneurs du samedi matin...

 Tiens, ils ont cassé la tour Eiffel !

Le canal longe la Cité des Sciences que nous admirons depuis une passerelle pendant qu'un groupe dissident suit le fil de l'onde.


Nous franchissons ensuite des friches franchement pas fraîches que de joyeux graffeurs griffent et gravent avec élégance et allégresse.


Je m'arrête un moment pour prendre quelques clichés qui serviront ultérieurement à un billet intitulé "Graffs de l'Ourcq".


Je ne suis pas seul à apprécier cet Art Urbain. Certains sortent même leur pinceau pour ajouter une touche personnelle aux œuvres exposées.


Le GGO nous emmène ensuite dans un petit coin de forêt surplombant le canal. Les modestes méandres du chemin me font penser au cross couru la semaine précédente... mon tendon d'Achille aussi, tiens !  Il ne cessera de me tarabuster tout au long du parcours. Dieu me tartine ! Je ne serai donc jamais tranquille ! Est-ce cela vieillir : avoir toujours mal quelque part ? Bon ce qui me console, c'est que le Mustang traîne de la patte, ça s'entend mais l'animal ne se plaint pas. Il est fier.


Nous redescendons le long de l'eau lénifiante et peu limpide sur laquelle cancanent canards et cygnes. Déjà vingt kilomètres et peu de fatigue. Nous sortons petit à petit de la banlieue pour arriver dans des paysages à la ruralité plus affirmée.

Le vol de Zabou

Vingt-huit bornes, nous arrivons à Claye-Souilly où nous attendons le reste du groupe. Une bonne demi-heure de repos lors de laquelle j'ai compris qu'en matière de diététique, le terme "Ultrafondus" faisait plus référence à un plat Savoyard ou Bourguignon qu'à une rigoureuse discipline ascétique.

Là, le gars il explique la recette de la pizza au chorizo-chantilly.

Après cette longue pause, le groupe repart dans une nature soudain plus riante et bucolique (pas de jeu de mots, SVP).


La nature est belle mais le terrain est plat, mais plat... Le Bas Normand que je suis ne se sent pas chez lui dans ce pays sans collines. Cependant, quelques arbres me parlent et me rappellent qu'autrefois les bergers des arbres menaient ici d'immenses troupeaux de feuillus. L'accent des peupliers et bouleaux ne m'est pas familier mais j'entends cependant leur discours...


Lui, il m'a parlé du Castor qui aime tant les arbres solitaires...


... et lui s'est plaint du bruit d'un ragondin qui vivrait dans sa berge.


Des arbres et un Mustang, je n'étais finalement pas si loin de chez moi...


Contemplatif mais hâtif, je m'aperçois que je suis largement en tête accompagné de Lau avec lequel je discute depuis un moment. Le trot clapotant et traînant du Mustang m'avertit que nous sommes maintenant un de plus. Les trois plus âgés en tête de l'escapade ! Chacun d'entre nous a mal qui au tendon, qui au pied, qui à la cuisse. Comme je le dis parfois "Quand t'as mal, c'est que tu n'es pas encore mort!"
Meaux approche et Séraphin arrive à pleine vitesse pour nous demander de ralentir de manière à ce que l'arrivée soit raisonnablement groupée dans la patrie du Brie.
Un dernier pont et nous revoilà en milieu urbain.


Le GGO immortalise l'événement, l'OFF est fini.


Il ne nous reste plus qu'à nous rendre au débit de boisson local tenu par l'aimable madame Cerbère connue aussi sous l'avantageux pseudonyme de "Débris de Meaux".
Il faudra toute la douce persuasion du Grand Géant Orange pour inciter la revêche tenancière à nous servir notre méritée bière belge.


 Merci GGO, ça fait du bien après cinquante bornes !


Retour en train, quatorze trailers avec cinquante kilomètres dans les pattes dans le même wagon, les voyageurs froncent du nez... ça sent le chaud ! 

 Le joli p'tit couple !

Gare de l'Est : des adieux sans effusions, on n'est pas chez les Bisounours Kikoureurs. Autres tribus, autres moeurs.

En guise de fin
 
La soirée n'est pas finie; après la tant désirée douche, c'est Montmartre qui nous attend. Mon tendon d'Achille apprécie particulièrement les escaliers...

 Alors le Lutin, on boîte de nuit ? 

J'ai mal mais je ne me plains pas, la Ville Lumière mérite son surnom et je ne lui en veux pas tant que ça de m'avoir volé mon Géant...


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