samedi 17 novembre 2012

Lakmé

Osons l'opéra !


Je sais, c'est gonflé, emmener mes élèves à une représentation d'opéra, leur faire passer près de deux heures sans moufeter à regarder chanter des gens en costumes bizarres ...

Cela dit, je ne prenais pas trop de risques ce vendredi car je connaissais déjà le Choeur d'Orphée qui devait interpréter et jouer l'opéra ; j'avais pu les admirer dans leur création de l'année dernière : Didon et Enée.

Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas vraiment amateur de musique du XIXème siècle, trouvant plutôt assommants les Romantiques et consorts ; mais je ne demandais ce jour qu'à être charmé, connaissant l'imagination et l'enthousiasme de Nelly Heuzé (costumes, mise en scène et direction musicale !) et de sa troupe qui, avec talent et humour savent montrer que l'opéra, ce n'est plus des grosses dames qui meurent pendant des heures sur scène en poussant des cris déchirants.


Lakmé

Léo Delibes, un voisin de la Sarthe (La Flèche), composa Lakmé en 1883, opéra qui connut un franc succès grâce à deux énormes tubes : le duo des fleurs et l'air des clochettes. En accord avec la mode orientaliste de l'époque, l'action se situe en Inde. Voici ce que j'ai perçu de l'histoire :


 
Lakmé, fille d'un brahmane peu porté sur l'anglophilie est en train de ramasser des fleurs avec sa copine dans un endroit sacré seulement réservé aux adeptes des dieux hindous pendant que son père est parti fomenter une révolte contre les Rosbeefs (Par Brahma sale anglais, Vishnou la paix !).


Les Anglais eux, se croient sur la Côte d'Azur et passent leur temps à aller au marché et à profaner les temples.


Evidemment, Gérald un jeune officier britannique tombe amoureux de la vestale hindoue et les ennuis commencent ...


Le rusé père de Lakmé, ayant eu vent de l'affaire, organise un spectacle pour touristes dans le but d'attirer l'odieux impudent qui a osé faire du plat à sa fille.


Comme cela ne suffit pas, il lui fait chanter l'air des clochettes et, pour le coup, le grand dadais de Gérald se fait repérer.


Les chafouins orientaux tendent un piège à l'Anglais et il est poignardé par le méchant Brahmane.


Mais comme il reste encore un acte à jouer, Gérald n'est que blessé et il part dans les bois avec son amoureuse, filer le parfait amour.


Malheureusement, les amoureux sont rattrapés par leur destin et Lakmé s'empoisonne plutôt que de quitter son amant.


Finalement, le papa de Lakmé est tellement désolé de ce qui est arrivé qu'il épargne Gérald et décide de ne revendiquer l'indépendance de l'Inde qu'en 1947.

Après plus d'une heure trente, les gamins sont calmes et je n'ai pas eu à faire de discipline. J'ai moi aussi été sous le charme malgré mon peu de goût pour Delibes et son époque ; c'est ça la magie de la mise en scène. J'ajouterai une mention spéciale pour Fanny Crouet qui s'est particulièrement illustrée dans l'acrobatique air des clochettes dont voici, en complément, une interprétation en concert par Natalie Dessay :


 



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