samedi 9 mars 2013

Vivaldi et le Concerto 12

Flûte à bec, hautbois, violon et basson
(Concerto da camera)



Les concertos de chambre sont un groupe à part dans l’œuvre de Vivaldi. Au nombre de 24, ils se particularisent par leur petite taille et surtout par le fait qu'ils se jouent en effectif réduit, l'orchestre à cordes effectuant les "tutti" ayant disparu. Tout est ainsi joué par les solistes soutenus par une basse continue (violoncelle, orgue positif et théorbe dans le concerto proposé).

Parmi ces œuvres composées dans les années 1720, j'ai choisi une des plus audacieuses : le concerto RV 107, un concentré d'inventivité en trois mouvements sur moins de huit minutes.

I  Allegro : Le concerto commence sagement par un mouvement aux accents agrestes où le hautbois et la flûte à bec alto se taillent la part du lion mais sont petit à petit gagnés par la folie contagieuse du violon pendant que le basson n'intervient que très peu, préférant soutenir la basse continue.

II  Largo : Ce dialogue aimable et bucolique entre le hautbois et la flûte (soutenus par le basson et le violon aidés du théorbe) sera repris par Vivaldi dans son concerto pour violon et hautbois RV 548. A noter : le concours d'ornements entre la flûte et le hautbois après la première exposition du thème.

III Allegro : Très rapidement, le mouvement tourne au pugilat entre les quatre solistes qui rivalisent d'acrobaties et d'excentricités, menant le basson, jusqu'ici discret, au bord de l’essoufflement juste avant le "tutti" final.

 

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