mercredi 10 juillet 2013

La Ronde des Alpes Mancelles 24 km - 2013

En ce jour de juillet que l'on n'attendait pas, me voici à nouveau en très bonne compagnie : deux superbes jeunes femmes, Katia et Carine ont bien voulu supporter ma présence une bonne partie des 24 km de cette ronde de feu dans le chaudron du synclinal des Alpes Mancelles.


Carine, brune et élancée, est accompagnée par Joël. Katia, blonde au regard d'été, supporte ma présence. Avec nous, mon presque petit frère Erick que je coache officiellement ce jour. 

Départ à 13h30, quelle bonne idée, il fait 28 degrés. Erick va se sentir à l'aise avec ses origines scandinaves et la peau qui va avec. Mais qui a éteint la clim' ?


La Sarthe ne nous apporte que peu de fraîcheur mais nous apprécions cependant le cadre de ce merveilleux site de St Léonard des Bois situé à quinze kilomètres de chez nous.


Première grosse difficulté après le Gasseau : s'attaquant perpendiculairement aux plis hercyniens, la Sarthe a laissé sur ses flancs de véritables falaises qu'il faut parfois escalader de face.

Des petites montagnes russes nous emmènent vers St Céneri et je ne puis m'empêcher de frimer, exposant à Erick et aux filles ma technique de montée sur la pointe des pieds suivie de descente libre. Heureusement, mes camarades ne suivent pas mes conseils et je dois les attendre, effectuant moult clichés avec mon petit Canon insubmersible. Quant à Joël, il me connaît et rit dans sa barbe.


A St Céneri, une boucle nous rabat vers St Léonard. La nature est vraiment très belle en ce début juillet et les fleurs s'ajoutent aux fleurs.


Le deuxième tiers du trajet se fait en plein soleil : près de quatre km sans abri et sans moyen de se rafraîchir, l'organisation ayant eu la drôle d'idée de mettre le premier ravitaillement à 4km500 et le deuxième à 18 km.



Joël, grand cerf d'Ecouves, mène la troupe sans éprouver de grandes difficultés et Erick semble suivre sans problème. Après le dixième kilomètre, Carine n'a pas l'air de souffrir, par contre, je m'aperçois que Katia a démarré sa cuisson et je décide de rester avec elle. Ces longs moments en plein soleil ont sérieusement entamé sa résistance. C'est à ce moment que nous débutons l'ascension du Haut Fourché, deuxième grande difficulté du parcours au milieu d'une végétation aux accents méditerranéens.


Chaleur intense, dénivelé brutal, Katia laisse ici ses dernières parcelles d'énergie et finit par m'annoncer qu'elle va abandonner au ravitaillement du dix-huitième km. Je connais Katia et je sais quelle dose de courage il lui faut pour prendre ce genre de décision.

Lors du long parcours au sommet du Haut Fourché, nous doublons cependant deux types dans mes âges encore plus cuits que Katia qui met un point d'honneur à effectuer la descente vers le village à une bonne allure de descendeuse écouvienne.


Une fois arrivé au ravitaillement, je confie Katia à son époux et me mets à galoper pour rattraper les camarades que je n'ai pas vus depuis un bon nombre de kilomètres.

Un petit tour dans le bourg et voilà que j'attaque la dernière difficulté : le Narbonne, situé en face du Haut Fourché. Toujours frimeur, je cours sur la partie bitumée du mur qui mène au sommet, ce qui me permet de rattraper mon Erick dont la fraîcheur ne me semble plus si évidente que cela. J'ai le temps d'apercevoir Joël et Carine qui bientôt vont s'envoler pour mener Carine sur la troisième place du podium senior.


Erick est dans le même état que Katia. Je l'encourage à chaque instant mais son état culinaire est tel qu'il ne me reste plus qu'à le laisser mijoter en attendant l'arrivée. Le Narbonne est beau, tellement beau que le circuit nous le fait monter deux fois pour qu'on en profite, passant par le splendide gouffre de l’ardoisière. Mon Erick n'en peut plus mais c'est avec courage qu'il parcourt les derniers kilomètres avec la sensation d'être un Inuit égaré en Afrique.


Les 24 km sont bouclés en 2h51' et nous retrouvons le groupe complet avec une Katia réhydratée qui, ceste vesprée, n'a point perdu les plis de sa robe pourprée*. J'en suis fort soulagé.



*Merci Ronsard


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