lundi 20 septembre 2010

Courir en Novembre


Novembre en forêt d'Ecouves
 2007

Si près, si loin le beau mois d'octobre et ses couleurs à vous déchausser la rétine.
Voici venu l'hiver normand; il dure de novembre à mars.
Ni sévère, ni clément, c'est un temps d'eau et de froid modéré, de brume et de soleil fatigué, de nuit et d'arbres dépouillés.

Le Lutin et ses amis, comme à l'accoutumée, sillonnent les chemins de leur amie qui a bien dû se résoudre à accepter les cris et les rires de ces drôles de créatures en ces temps de silence où seuls les ruisseaux bruissent encore.

 
 Certains jours, le brouillard du matin décore les chemins de gelée blanche.


Le souffle de cette fée blafarde fait parfois pousser des plumes de givre aux branches tombées, comme une promesse non tenue d'envol inespéré.


Les chemins s'ouvrent, ronces et fougères se font plus timides. Nous dévalons plus que nous courons au milieu de cette vie retenue.


 Certains arbres essaient bien de nous faire trébucher en lançant quelques racines sous nos pas mais la plupart rient de manière bienveillante et silencieuse à notre passage.


Parfois le sol essaie de nous retenir mais il ne peut rien contre notre course, à part laisser quelques éphémères écritures sur nos jambes de lutins agiles.


Mais qu'y a-t-il dans ce bois de sapins ? Quel drôle d'animal à casquette rouge s'enfuit au loin ? C'est un Mustang  qui sent la fin de l'équipée et qui pense déjà à sa bière d'abbaye.

Décembre est à nos pieds et nous sourit. Aurons-nous de la neige à Noël ?


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