mercredi 15 septembre 2010

Course de Multonne 2007


Le Lutin à la Multonne

Je ne présente pas la Multonne située près d’un des deux points les plus élevés de l’Ouest de la France (l’autre, c’est Ecouves) car le Mustang le fait mieux que moi. J’ajouterai seulement que les habitants de Champfrémont où a lieu cette course ont une jambe plus longue que l’autre, histoire de s’adapter à l’endroit qui ne connaît pas de surface plane.

La Multonne, c’est un 10km sans enjeu majeur qui attire toujours beaucoup de monde.
Et pourquoi ? Parce que les gars de Champfrémont ils sont connus comme Le(loup)blanc à cause de leur chaleur humaine, leur dynamisme et leur sens de la solidarité.

Ouais, ce matin je me lève moyen. Depuis deux jours, je cache à ma Josette que j’ai une douleur à la hanche droite consécutive aux calembredaines galopantes d’avril : trois trails et un marathon en quinze jours. Cela a mal fini derrière les haies du trail d’Athis.
J’ai suivi les conseils du Mustang, j’essaie de manger un peu plus le soir. J’ai même mangé ce midi, ce dont je suis peu accoutumé les jours de compétition.

Voilà, j’arrive sur le site de la course. Aussitôt, les quolibets fusent : « T’as pensé au papier rose ? Tu vas nous laisser des traces ? Tu veux des pruneaux ? » Même Gérard au micro y va de sa plaisanterie style Coluche sur les dragées Fuca (pas Fuck Ah !!! Mustang !).  

Puisque c’est ainsi, je ferai ma trace tout seul : je pars m’échauffer en solitaire après avoir assisté à l’arrivée de la course poussins gagnée par l’incroyable Albin, dix ans. Ce gentil morveux  a eu récemment l’impudence de me battre au sprint à la fin d’un entraînement de 10km ! Tu parles s’il explose les autres poussins et même les benjamins sur les courses pour enfants. Je vois aussi la mignonne Victoria qui a aussi participé à l’épreuve. Cela fait toujours plaisir de revoir ses anciens élèves sur le bitume.

Trêve de sentiments, je ne suis pas là pour m’attendrir, je suis là pour montrer que le Lutin is back et ce n’est pas gagné. Je m’échauffe donc ; et là, le Miracle de Ste Anne ! Alléluia ! Hosanna ! La douleur qui me taraudait la hanche droite a disparu. C’est la source miraculeuse de Champfrémont qui m’a guéri à distance. Je n’en reviens pas ! Je ne sais si c’est Ste Anne, la patronne du lieu ou l’ambiance chaleureuse de L’AS Champfrémont mais ça marche, ça court, même.
Je termine l’échauffement  avec Brigitte sous l’œil inquiet de son mari  qui connaît mon goût (respectueux) pour le postérieur des coureuses.

Le départ : On est serré mais dès le top, ça descend et en quelques centaines de mètres, je trouve mon rythme après avoir renoncé à suivre Chaton et Henri qui se voient pousser des ailes depuis qu’ils sont à la retraite. Et voilà que ça monte, et pas qu’un peu ! Première petite boucle, mes jambes tiennent ; je cherche un groupe pour m’abriter du fort vent : il y a toujours un grand berlaud pour courir devant le Lutin. Pas facile avec ce vent à décorner les bœufs ; les groupes se font et se défont. Re-grosse côte, là mon passé de trailer me permet d’assurer alors que d’autres lèchent le goudron.
« Vas-y Thierry » C’est Ricounet, le Running Gentleman qui m’emmène sur un bon km. Je reprends du rythme et nous passons un groupe.
De nouveau la ligne, nous repartons pour une dernière boucle, plus longue cette fois-ci. Je laisse Ricounet partir, il faut un sacré jus pour le suivre en fin de course.

Ça monte, je déglutis mes poumons ; ouf ! Une descente vers les étangs, je récupère. Vais-je tenir ces derniers km ? Et là, Miracle à nouveau ! J’aperçois dans un groupe non loin, l’extraordinaire fessier de la première féminine. Je suis surmotivé, je me rapproche… 100m, 50 m, 30m. Je ne vais pas la doubler, il reste 1 km mais je la remercie silencieusement.
Un jeune impudent me double juste avant la ligne d’arrivée. Ce n’est pas grave, ce n’est pas le Mustang. Je serre la main du gars, je regarde mon chrono : 42’18. Bah.., je n’ai jamais pu faire mieux que 41 ici, l’année où j’avais essayé de suivre l’ex-championne de France  Nicole Lévêque. 

Le premier de ma catégorie (V2) fait 36’, je suis assis ! Quant à Monsieur Maurice, il termine en 76 mn. Il a 87 ans. Sans commentaire …
Allez, la bière et le gâteau, c’est l’anniversaire de Ricounet. Je lui fais la bise et il ne bronche pas malgré mes New Balance roses.
La pluie arrive … on s’en fiche, à la Multonne, il y a toujours de la chaleur humaine.

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