samedi 2 octobre 2010

10 Km de Sées 2008


A SEES ! ASSEZ !
  

Misère ! Misère ! C'est toujours sur les pov' Lutins que tu t'acharnes, c'est pas malin !
Mais qu'est-ce que je fais à la course de la Foire aux Dindes de Sées ? Déjà, l'année dernière, c'était la tempête; cette année, c'est l'Apocalypse !

Sées, c'est quoi Sées ? Eh bien, c'est l'évêché du coin : une cathédrale, une basilique, une abbaye, des chapelles, le palais des évêques. Tout ça pour 4500 habitants.

 La cathédrale qui servit pour le tournage du  Jeanne d'Arc de Luc Besson
 
Sées, c'est aussi la Foire aux Dindes qui a lieu à la mi-décembre et incidemment la course de la Foire aux Dindes, le dernier rendez-vous sur route de l'année pour les coureurs de la région.
L'année dernière, c'était l'enfer météo. Je m'étais dit qu'on pouvait espérer un temps raisonnablement plus clément.  Que nenni ! C'était encore pire!
C'est bien simple, cette année les dindes n'ont pas voulu sortir tellement il faisait mauvais, elles ont préféré rester au chaud et se payer des séances de jacuzzi à la piscine du coin.


C'est accompagné de mon Ricounet que je suis arrivé à Sées. Une fois garés, il a fallu sortir de la voiture, ce qui n'était pas si facile vu le vent. Notre petite taille nous a permis de nous faufiler à l'abri des rebords de trottoirs qui nous protégeaient du plus gros des bourrasques. Les grands étaient impitoyablement emportés, que dis-je, balayés par cette furie éolienne. Heureusement que le GGO n'était pas là, on l'aurait retrouvé dans l'Eure ou même plus loin... 

Une fois nos dossards en poche, nous sommes allés sur le site du départ où j'ai pu faire quelques photos des courses des enfants. Ce ne fut pas facile, mon objectif étant constamment trempé. Au micro le Gérard commentait pour un public absent le déroulement des épreuves avec son  intarissable bagout et sa bonne humeur habituels.

 Le sourire sous la pluie pour cette lointaine descendante des Vikings.
Ici, on est fiers de nos petits.

J'étais aussi venu pour mon Bin' qui prenait le départ avec les benjamins.

 C'est pas de la brume, c'est la flotte qui tombe sur l'objectif ! 

Une erreur d'aiguillage a fait passer de 2,5 km à 3,3 km la course des benjamins. Cela ne pouvait que favoriser Bin' qui est déjà un trailer. Il est arrivé largement devant les autres, tenant comme tout le monde son dossard détrempé à la main.
 
 
A notre tour... la pluie redouble et le vent devient si fort que des dizaines de cheminées s'envolent des toits voisins, décapitant les rares badauds venus se risquer dans la rue. Il fait à peine cinq degrés mais l'impression de froid est bien supérieure. Et puis, il y a des signes qui ne trompent pas; si les dindes sont absentes, d'autres bêtes font leur apparition et ça, c'est un signe !


Un coup de revolver et l'on se précipite vers le haut de la ville. Je me mets à l'abri derrière un groupe de flandrins dont le rythme me semble convenable. Tiens, les mastards encadrent Francine ! Décidément, je la retrouverai toujours dans ma foulée ! Pour sa première année en V2, elle ne chôme pas la dame ! J'ai un peu de mal à la suivre mais je m'accroche quand même.

Assez rapidement, je passe la Mouette qui rumine sa vengeance depuis le cross de Champfrémont. Désolé Manu, cette fois-ci je suis à nouveau avantagé par le mauvais temps. Ça va encore être difficile de me passer.
Il y en a un autre qui avait une revanche à prendre depuis le cross poutrant du Lutin, c'est le grand Philippe. Lui, il arrive à me passer assez rapidement et il gardera une dizaine de secondes d'avance tout au long de l'épreuve. 

 Le grand Philippe à droite et Francine derrière en orange (photo Mustang)
 
Notre boucle nous fait d'abord contourner l'ancien palais des évêques puis redescendre dans la ville en quelques zig-zags avant de remonter vers la cathédrale. Un peu plus de 3300 mètres à répéter trois fois. Ça va très vite !
 
 Le circuit se fait dans le sens des aiguilles d'une montre

Le premier tour se fait en 13'30. C'est râpé pour les moins de 40'; ce n'est pas une surprise, ça fait trois ans que ça dure ! Au passage devant la cathédrale, Gérard annonce mon passage au micro en utilisant mon pseudo Kikouroù. Derrière moi, Ricounet fait sa course dans une seyante tenue que beaucoup de coureurs ont adoptée pour l'occasion : le sac poubelle. Moi qui souffre facilement de la chaleur, je garderai le mien durant deux tours. C'est dire si le temps était clément !

  Photo Mustang 

Deuxième tour, je perds peu de vélocité mais je dois pousser quand même sur la machine pour suivre Francine  à la foulée toujours aussi fluide. Après le deuxième passage devant la cathédrale, j'ai le plaisir de doubler le jeune Jérôme, un nouveau venu chez les Trailers d'Ecouves. Quel pied de passer un gars qui a vingt berges de moins que soi ! Le gamin (pour un V2, un trentenaire, c'est un gamin) s'accroche mais on ne passe pas un Lutin par temps froid. Je le surveille du coin de l'oeil. Le Lutin ne se laissera pas faire mon Jérôme !
 
Dernier tour, je sais que je n'atteindrai pas les 40', je ne me fais pas d'illusions mais je ferai un temps honnête. J'ai le plaisir d'apercevoir le Mustang juste avant l'arrivée. Il essaie de prendre des photos mais l'eau qui coule en torrent dans la rue piétonne où il se trouve manque à tout moment d'emporter son appareil.


Il en a de grandes oreilles le Mustang !

Les barrières, je boucle mon dix bornes en 41'30. Le jeune Jérôme arrive derrière moi, il s'est bien poutré pour me suivre et vomit ses poumons sur les bénévoles qui reculent effrayés. Le bon gars, il arrive comme un Lutin ! Ça fait plaisir !

 Le gars à lunettes qui agonise derrière, c'est Jérôme. (Photo JMF)

Peu de temps après, je récupère mon Ricounet et nous nous réfugions vite dans le gymnase où se trouvent nos vêtements. Un chocolat chaud plus tard, je ramène le Ricounet à sa Ricounette. Je sens que l'entraînement trail du lendemain matin sera plutôt raide !



Finalement, les dindes, c'est
comme ça que je les aime !

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