mercredi 20 octobre 2010

Alençon-Médavy 2010

Des Kikous dans la course
 
 
 -loulou-1h07, Fox du désert 1h11, l'Essuin 1h07, Pepe61 1h02
La Mouette 1h06, Dom61 1h09, Titi61 1h17, Riah50 1h13



Tous des champions ! Cette année a vu nombre de kikous pulvériser leur record sur cette course réputée difficile à cause de ses cinq derniers kilomètres en côte. Il faut dire que cette année, la météo était idéale : pas de vent fort, une certaine douceur et une légère humidité.
 
 
Tous ont bien marché ? Non, un Lutin résiste du fond du trou qui lui sert de mental, un Lutin rampe et il sait pourquoi il rampe !
 
 
 
Le Lutin grimpe le Golgotha
 
 
Tiens, après trois jours, j'ai toujours les pattes en noisetier. J'avais prévu que je ferai une minute de plus que l'année dernière et je ne me suis pas trompé, ce que je n'avais pas prévu, c'est que j'aurai autant de mal et que je récupèrerai aussi difficilement.
 
La veille, j'avais galopé comme un dératé pour prendre en photo les gamins de mon école lors des foulées scolaires. J'étais plutôt content car ma déchirure contractée fin février et recuisinée en mars m'avait laissé tranquille contrairement au Mustang qui s'est fusillé une jambe en faisant le zouave tout comme moi...
 
J'arrive raisonnablement confiant au départ, sachant cependant que je n'atteindrai plus jamais mon record d'une heure sept sur cette épreuve.
 
Je fais quelques clichés en attendant le départ :
 
 Bien conservés les vioques ! Ils ont dû boire moins de bière que le Lutin.

Des anciens de mon club qui couraient cette épreuve en 54 ou 55 minutes à l'époque où elle faisait 16 km !!!  Le grand-père à la moustache m'a d'ailleurs dépassé dans les derniers kilomètres...


Le personnel politique local : NPA, Nouveau Centre et UMP. Egalement dans la course, le valeureux représentant du Front de Gauche mon ami Sylvain, ancien de Moulinex. Le président socialiste nouvellement élu au conseil régional devait être aussi de la fête. Hélas, une tendinite au pied l'a contraint à suivre la course en moto. Il faut dire que la semaine précédente, il avait passé son temps à botter les fesses de la Majorité. Ça laisse des traces...

Le départ... Je descends la rue de Bretagne avec les 3100 et quelques concurrents. Dès à présent, je sens que ça ne va pas, les muscles sont durs et dès le premier kilomètre, je suis au-dessus de 4 min.
Nous passons devant l'hippodrome puis nous nous dirigeons vers Damigny. A cet endroit, ma Fifille accompagnée de son futur mari (encore un truc qui ne me rajeunit pas...) m'encourage. J'essaie de faire bonne figure...
La côte des Fourneaux devient pour moi la côte du fourbu. J'ai l'impression d'avoir de la colle aux semelles : pas moyen de passer le quinze à l'heure.

Dans la plaine menant à Ecouves, je gère comme je peux. Je sais que je dois arriver à la côte des Ragottières en 32 min pour faire un bon temps. Tu parles, presque 34 minutes !

Comme l'année dernière, ma Josette est là avec son appareil photo. Je ne frime même pas et je passe près d'elle la queue entre les pattes, les semelles griffant le sol.

 Admirez le style aérien...

Huit kilomètres parcourus. Un peu de plat et c'est le dixième kilo passé en 44 minutes. Là, je cherche des pierres pour me les lancer à moi-même.
Maintenant, c'est 5,4 bornes de montée sans récup.  Je connais cette côte par coeur et je calcule mon temps à l'arrivée : entre 1h10 et 1h11. 

Au début, c'est du faux plat puis ça devient de plus en plus sérieux puis franchement pentu. Je grince, je couine, je souffle, je gratte, je grogne, j'agrippe et je grippe. Mes muscles comptent les années, mes poumons exhalent un souffle rauque de vieillard cacochyme, mon coeur reste curieusement discret comme pour me signifier que je suis déjà mort mais que je ne le sais pas encore. Je suis rrrrrraide !!!

A l'approche de l'arrivée, la côte redevient modeste et j'essaie d'accélérer pour tenter d'arriver sous les 1h11. Je grimace et c'est tellement épouvantable à voir que dans le public, les parents cachent promptement les yeux de leurs enfants. En quelques centaines de mètres, je fais des dizaines de nouveaux adeptes de l'euthanasie.

J'arrive enfin en 1h10'53", vite rejoint par mon ami Riah 50. Celui-ci, tout V3 qu'il est paraît dix fois plus frais que moi et quelques connaissances lui demandent à ce moment s'il ne se promène pas avec son père.

Je vais passer les jours suivants les pattes comme des balais et la queue comme un foulard. Le mardi suivant l'épreuve, j'ai péniblement accompagné ma Josette sur dix kilomètres de jogging. Seul le fait que je suis le père de ses enfants l'a dissuadée de me pousser dans les fossés humides de la campagne Alençonnaise pour que je m'y noie.

Cette fois-ci, j'ai vraiment passé la date de péremption. Et le marathon de Paris, c'est dans quinze jours...

Merci à beafoub pour les photos additionnelles

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