samedi 16 octobre 2010

Marathon de La Rochelle 2009

A Mireille


 
Je veux dédier ce récit de mon cinquième marathon de La Rochelle à cette amie fidèle que mes enfants ont fini par appeler "Tante Mimi" et qui m'a toujours accueilli à bras ouverts en cette belle cité des Charentes. Mimi sait la dureté de la vie et c'est ce qui donne un éclat  incomparable à son amitié. 

Chaque fois que je "descends" à La Rochelle, j'emmène de nouveaux marathoniens. D'habitude, ce sont des gens de ma génération mais cette fois-ci, en plus de ma Josette, ce sont deux gamins qui m'accompagnent : Pepe61 (Stéphane) et L'Essuin (Jérôme), récents Trailers d'Ecouves et nouveaux Kikous.


Episode 1 : Le voyage

Alençon-La Rochelle, c'est 390 km d'autoroute. C'est rapide. Mais avec l'Essuin et son IPhone, c'est la foire ! Autant son compagnon est sérieux et équanime, autant ce phénomène de Jérôme est volubile et joyeusement survolté. Il faut dire qu'il participe à son premier marathon. 
 
Premier arrêt : le restauroute. Pendant que Pepe et Josette essaient de garder leur calme...

 
Le Lutin et l'Essuin sont déjà complètement barrés !


Ça ne fait qu'une vingtaine d'années que je viens à La Rochelle et c'est donc tout naturellement que je me perds en arrivant sur place. Avec une petite demi-heure de retard, j'arrive enfin chez Mimi avec une envie d'uriner cataclysmique. Heureusement, mon amie, prévenue par téléphone, a pris ses dispositions pour que je n'endommage pas son parquet...



Episode 2 : Soirée d'avant marathon

De chez Mimi à l'Espace Encan où sont distribués les dossards, il n'y a qu'un peu plus d'un kilomètre. En compagnie de mes deux acolytes, je traverse le quartier du port fort animé en cette veille d'épreuve. Nous passons à proximité de l'arrivée, ce qui a pour effet de mettre l'Essuin en transes. Déjà qu'il chauffait dans la voiture, à présent, il commence à bouillir et son bouchon-valve se met à tourner en sifflant. Rendez-vous compte : c'est son premier marathon... son premier ma-ra-thon !!!

  Ça va poutrer !!! 
 
Il faut dire qu'il en a fait des efforts, le jeune. Une préparation de fer sous la férule de son coach Stéphane qui s'est dévoué corps et âme pour entraîner ce fougueux étalon à l'esprit de farfadet.
Passant devant le podium d'animation où nous retrouvons notre ami Gérard, speaker officiel du marathon et néanmoins membre de la FSGT Orne.

 Gérard à gauche
 
Nous faisons un tel barouf à ce moment qu'attiré par l'animation subite, Eric41 survient avec sa dame. J'ai enfin le plaisir de rencontrer ce kikou que je ne connaissais que par le truchement du site Kikouroù.

 Pepe61, Eric41, un petit vieux, l'Essuin

A l'Espace Encan, j'ai aussi le plaisir de retrouver Karllieb avec qui j'avais essayé de faire le terrifiant Raid28. Je reverrai Karllieb dans la course du lendemain...

 
Munis de nos dossards et rejoints par les filles, nous terminons la soirée dans un bar puis dans un restau où l'Essuin nous fera une démonstration des possibilités de son nouveau jouet : l'IPhone. C'est ainsi que, grâce au Mustang prévenu par mail, nos calembredaines vont se retrouver en live sur Kikouroù pendant notre repas.

  Photo IPhone

Les filles, ça les fait marrer ! Et comme on dit chez moi : "Femme qui rit, femme au lit !"


Il est temps de rentrer. Les filles enserrent l'Essuin au comble de l'excitation dans une camisole de force et le ramènent en voiture. 

La nuit est venteuse et belle ; moi et Stéphane préférons marcher dans la ville où nous devisons le plus sérieusement du monde sur la pédagogie de l'orthographe. La Rochelle resplendit, elle n'est pas prête à s'endormir... l'Essuin non plus.



Episode 3 Le marathon

  Photo Mimi

La vache, ça caille ! Ce n'est pas tant la température de l'air que ce vent à décorner les boeufs !
Je laisse rapidement le coach et son élève se rendre à leur départ quai Maubert alors que je m'en vais à l'Espace Encan pour rejoindre le départ des vioques et des femmes.

 A bientôt les gamines !

 Encore une bonne surprise, dans la foule, je tombe par hasard sur Co14 qui m'annonce qu'elle court pour faire moins de 4 heures, ce qu'elle accomplira. Je lui dis que j'espère faire 3h29... Rien n'est moins sûr !

 Bravo Corinne
 
Après trois bons kilomètres, nous rejoignons les coureurs du départ Senior-V1. Les premières 5 bornes sont effectuées à 12 km/h sans trop d'efforts. J'ai le plaisir d'apercevoir un T-shirt familier :


Autre rencontre agréable : je retrouve mes deux gamins en pleine forme comme il se doit :


Dix bornes dans les temps... vais-je réussir mon objectif ? J'y crois presque...
 

Au quinzième, une nouvelle bonne surprise, je retrouve un compagnon de l'Eco-trail avec qui j'ai grimpé la Tour Eiffel. Il s'agit d'un pompier d'Ecouché, dans l'Orne, et j'ai toujours aimé le pompier, celui qui fait l'action.


Entre le 15ème et le 25ème kilomètre, je me sens très bien et je me mets devant mes camarades qui me suivent de peu. Je vérifie une fois de plus le fait que je suis un assez bon coureur de semi. C'est justement là le problème...

Un semi en 1h42, c'est effectivement un peu rapide. C'est à ce moment que je fais la connaissance d'un kikou qui s'adresse gentiment à moi en me disant qu'il se marre bien en lisant les bêtises du Lutin. Son pseudo, je m'en rappelle sur le coup. Sur le coup, car cette daube de Lutin a une éponge usagée à la place du cerveau. Excuse-moi ami, sache que j'ai apprécié ton intervention mais plutôt qu'un mot gentil, j'aurais mérité un coup de pied au cul car après le semi, ça se complique... (Rectif après une semaine de coma : Il s'agit de Bendidos)

Vers le 25ème, l'Essuin me passe à toute vitesse en poussant des cris et en levant les bras. Il bondit comme un kangourou sous ecstasy, poursuivi tant bien que mal par Stéphane son coach auquel je conseille de rattraper l'énergumène en lui conseillant de ne pas lui lâcher la bride avant le 30ème kilomètre.
25 minutes plus tard, j'arrive au fameux passage des trente kilos. Pas de mur mais quand même un peu de fatigue... 


Dans le parc, j'aperçois Massia avec lequel j'ai couru l'Entre deux O, il ne sait pas qu'il encourage un futur zombi...

Peu de temps après, la machine commence à dérailler et je me fais passer par le fanion des 3h30 qui est légèrement en avance sur son horaire.

Au trente-cinquième, tout se dérègle et je tombe dans le coma. Ce qui me surprend à ce moment, c'est que malgré mon mental de flan Alsa, je continue à courir. Enfin, ramper en agitant les jambons, plutôt ! Je perds ainsi 5 bonnes minutes en quatre kilomètres.

Et en plus, il pleut ! Et ça caille ! J'en ai les joyeuses qui remontent jusque sous les aisselles !
Le fort vent et la pluie cinglante ont finalement un effet bénéfique : ils réveillent le Lutin endormi à l'intérieur de la serpillière en short.  



9, 10, 11km/h, c'est la chenille qui redémarre. Un peu poussive la bête mais finalement, je retrouve assez d'énergie pour faire une arrivée de Lutin :


Voilà, 3h35'35" de temps réel. Après avoir salué Gérard qui interviewe les arrivants, je retrouve ma Josette et mes camarades rayonnants :



Mission accomplie ! Stéphane peut-être fier de son poulain. Ils ont tourné en permanence à 4'50 au kilo. Beau travail !

C'est bête, je n'y suis pourtant pour rien mais quand je vois le bonheur de Jérôme à la fin de son premier marathon, moi aussi je suis fier de lui...


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