dimanche 3 octobre 2010

Raid 28 2009


TUDOOM !
T'es une daube, oui ou merde ?


Il y a des premières fois qui vous laissent comme une sensation de brûlure dans l'anus. Je serais à deux doigts de vous dire que ce n'est pas si désagréable que ça, mais quand même... Pour ce RAID 28 à Bures sur Yvette, le Domi, il avait mis la barre un peu haut ! C'était du gros, du très gros !

Je dois dire que j'ai hésité avant d'écrire ce CR car raconter une galère, c'est marrant mais raconter un échec, ça grince aux jointures des boyaux de la tête.

Bon, j'avais peut-être des excuses.  Après 31 ans de mariage avec Josette, je ne pouvais que me sentir mal à l'aise sur Yvette. Tant d'humidité m'a désorienté, ça m'a rendu flasque et froid, très froid même !

Puisqu'il le faut, racontons :

 Le Lutin à Paris

Ça commence bien ! V'là que j'arrive à Montparnasse et que je ne trouve pas le Domi qui devait venir me chercher. Pourtant, c'est logique, j'ai descendu un escalier au Mans pour accéder aux voies, donc je monte le premier escalier venu pour sortir de Montparnasse.

Personne ! Je m'arrête près d'une statue d'Héraclès pour poser mes sacs.


 Driiing ! (en fait,la sonnerie, c'est "Losing my religion" de REM) C'est Domi !
"T'es où ? On ne t'a pas trouvé !" J'explique. Ça pouffe au bout du fil (y'a pas de fil !). Finalement, je retrouve Taz et Domi morts de rire.
Des escaliers et des couloirs incompréhensibles plus loin, nous retrouvons Ema et Khanardô débarqués de la Drôme. Je ne vais pas vous raconter la soirée qui s'en suivit. Sachez seulement que le lendemain matin, j'ai réclamé de l'aspirine en me levant.

Dur sur Yvette
J'avais pourtant une équipe de rêve :


Une  Ema, petite femme en acier (qui n'aime évidemment pas l'eau), un Domi indestructible sur lequel les éléments rebondissent (je commence à comprendre Taz), un Khanard qui n'hésite pas à se jeter à l'eau et un Karllieb solide et calme.

Comme les mousquetaires, nous étions un de plus, ou plutôt une :


Taz, qui a passé toute la nuit à nous guetter aux points de contrôle en compagnie de Tamiou que je n'ai même pas eu l'occasion de remercier.


Tout aurait dû aller bien,Sauf que ...

Sauf que le samedi midi, j'ai bâfré comme un malade l'excellente cuisine de Domi et Taz. Résultat, quand je monte dans leur voiture, j'ai les dents du haut qui baignent et, comme je souffre facilement du mal des transports,  mon bol alimentaire menace de se tirer à Djerba pendant le voyage vers Bures sur Yvette. Il faut même s'arrêter pour que je respire. Ce qui fait beaucoup rire l'assemblée !



On récupère Karllieb et on va se boire un coup dans le trocson du coin. Nous prenons un verre en compagnie d'autres kikous présents. Je commande une limonade, c'est pas bon signe ! Direction le resto dans lequel les Kikous se sont donné rendez-vous. Je ne tiens pas un quart d'heure sur place, mon estomac s'est fermé et je sais pertinemment que je ne pourrai rien avaler. Je pars donc dans la voiture de Domi où je vais passer une bonne heure allongé.  

Bon début ! Quand nous retournons à Bures, je n'ai plus qu'une sorte de vague vomi lourdingue  qui tournicote dans l'estomac. Je me sens frais. Enfin, pas encore assez...

Sur place, le choc : le gymnase est rempli de surhommes. A les voir, je m'aperçois que j'ai dû me tromper de salle. En fait, je cherchais le Thé Dansant du Club de l'Amitié. Excusez-moi, à mon âge, on ne voit plus bien...


Non, c'est bien là et même que ça démarre quelques temps après. Je suis chargé de la lecture des indices. Lire, ça je sais faire, j'ai fait douze ans de CP !


Et c'est parti ! Au début, la course d'orientation, c'est sympa. On se croit même assez bon. Il faut dire que l'équipe est bien organisée : en dehors de moi comme lecteur, Domi et Karllieb orientent, le Khanard se jette à l'eau pour poinçonner les balises et Ema donne les ordres concernant l'alimentation et le rythme. Comme sur des roulettes, je te dis...


Sur des roulettes, sauf que ... La première vraie difficulté consiste à passer dans une sorte d'égout, pendant plus de 400m de long avec parfois de l'eau glacée jusqu'en haut des cuisses. Ema réussit à vaincre sa phobie de l'eau avec l'aide des autres gars. Quant à moi, je ne peux pas l'aider, pris que je suis d'une nausée due à la douleur générée par le froid intense de l'eau.

A partir de ce moment, le froid s'est installé et ne cessera plus de progresser à l'intérieur du Lutin. La mécanique se dérègle et je commence à perdre ma lucidité, je ne m'alimente plus suffisamment, je ne bois plus assez.

Pour faire bonne mesure, la pluie se met à tomber. Non, pas de la pluie, des trombes d'eau accompagnées d'un vent à décorner les cocus ! La tourmente !

De balises trouvées en balises perdues, nous cheminons tant bien que mal de points de contrôle en points de contrôle accueillis chaleureusement par Taz et Tamiou.

Arrivés au point 9, il nous est conseillé d'aller jusqu'au point 10 directement pour éviter d'être rattrapés par le barrière horaire. S'ensuit des kilomètres de plaine boueuse battue par un vent furieux. Je me mets à tituber, Ema me remet régulièrement dans le sillage des autres. Je suis en train de dériver.

Le point 10 : un tunnel plein de types transis, le radeau de la méduse. Je m'assois comme une grosse bouse déféquée de trop haut. Des tremblements m'indiquent que je suis en train de faire une hypothermie. Je n'ai pas de change, je n'ai même pas de gants. Il est 8 heures et après dix heures de course, je n'ai bu qu'un litre et consommé que peu de ravitaillement. J'avais mis toutes les chances  d'abandonner de mon côté. J'avoue donc à Domi que je ne suis plus en mesure de continuer. Voilà, j'ai planté l'équipe.


Enfin, mon but est atteint ! J'ai montré à tous ces nases ce qu'était un Lutin : un générateur de désordre, un pourvoyeur de bazar, un empêcheur de tourner carré. Maintenant, Domi le Fort, Karllieb le Sage, Ema la Mère et Khanardô le Frère savent ce qu'il faut faire :


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