jeudi 7 octobre 2010

Trail de la vallée de la Vère 2009

ATHIS SANS LES PRUNEAUX

Je sens que je vais te lasser cher lecteur. Encore une course sans crash, même pas un coup de barre !  Je vais finir par me prendre pour un trailer !
Pourtant, le Trail de la Vallée de la Vère à Athis de l'Orne, j'en avais fait  il y a deux ans un récit à la bonne odeur de diarrhée qui avait forgé ma réputation de looser scatophile lors de mon arrivée sur le site (Lire ICI si vous n'avez pas encore mangé).
Bon, je vais essayer de faire court. Alors, nous les Kikous de l'Orne (Moi, Riah50, Mustang, -loulou-, la Mouette et le grand Pascal) v'là qu'on arrive à Athis et v'là qu'on rencontre les Kikous du Calvados (Breizhman, Vetchar et Massia). On cause tout de suite  diététique.

 Le Breizhman 

Bon pis c'est le départ quoi ! Encore une course sous le soleil, ça devient lassant. Quand je pense à ceux qui ont couru le marathon de Marseille sous la pluie au même moment, ça m'escagace !

 De dos : Riah 50 et le Grand Pascal tout fier avec son t-shirt de l'Eco-Trail

En vieillissant, je deviens circonspect (non, cela ne veut pas dire que je flatule en cercle). Je prends un départ prudent car je connais bien ce trail sur lequel je me suis planté une fois sur deux (4h08 il y a deux ans !). J'ai aussi emporté 1,5 l de boisson car au bout d'une dizaine d'années, je commence à m'apercevoir que les crampes et les problèmes intestinaux ont à voir avec l'hydratation. Le Lutin est long à la détente... 

 Le bronzage, c'est mon séjour en Bretagne, si ! 

J'ai donc le temps de faire quelques photos de cette splendide nature normande qui est bien plus verte que la Provence, bien moins verticale que la Savoie et bien moins urbaine que Paris. 



Je musarde ainsi jusqu'à la première difficulté qui oblige tout le monde à marcher. C'est là que je vais laisser Riah et le Grand Pascal.
 


En haut, je retrouve le Mustang devenu fainéant qui prépare son CR sans paroles avec son petit appareil photo.


Ça y est, le virus de la Galopette me reprend. Dans d'étroits sentiers bordés d'ajoncs en fleurs, je me mets à accélérer. C'est ensuite des chemins plus larges mais pas de difficulté importante. J'en profite pour aller d'un bon rythme.
 


J'ai déjà atteint un bon tempo et v'là t'y pas que j'arrive sur le croupion de la Mouette ! Le pauvre gars est désintégré de me voir là. Il a passé toute la saison à vouloir me poutrer en cross et il n'y est arrivé qu'une fois. Le gars, il est bien meilleur que moi (4 UTMB, 1 Diagonale des fous, Raid du Morbihan, excusez du peu !) mais en ce moment, il a une baisse de forme. Il va sans dire qu'un sale type comme moi n'hésite pas à en profiter et cette année mon programme a été "Haro sur la Mouette !" comme celui de l'année dernière avait été "Sus au Mustang !"  J'ai toujours aimé me servir des passages à vide des autres pour me faire mousser. C'est bon d'être un méchant !

 La Mouette accablé par toute cette vilenie 

A partir de là, je vais faire moins de photos. Maintenant que je tiens mon volatile, je ne vais pas le lâcher ! Je fais semblant d'être sympa avec lui mais je le guette comme un belge surveille ses frites : avec le regard fou du prédateur sanguinaire.

 La Mouette, ça doit être bon avec des petits pois !

C'est dans une côte après le ravito du 15ème kilomètre que je vais lâcher mon camarade. Et c'est aussi à ce moment que commencent les vraies difficultés : s'il m'a fallu 1h13 pour faire les 15 premières bornes, il me faudra 1h46 pour effectuer les 15 suivantes. La Suisse Normande ne porte pas son nom pour rien. 
J'accroche un groupe de pompiers d'Ecouché (cherchez pas, c'est dans l'Orne) que je ne vais pas lâcher jusqu'à l'arrivée malgré de périlleux passages en monotrace sur un bon dévers forestier suivi d'une série de bonnes grimpettes entrecoupées de belles descentes.
Bizarre, mon tendon d'Achille qui me chatouillait au départ se fait oublier et je peux effectuer quelques belles descentes de Lutin.
En fait, si je n'ai plus mal au tendon, c'est que j'ai la peau des talons qui est en train de se faire la malle. Mes Kalenji qui n'ont que six mois se déchirent au niveau  de la protection des talons et elles en profitent pour m'arracher l'épiderme. 
Explication : Je possède très peu de neurones et celui qui est préposé à la douleur ne peut  en prendre en compte qu'une à la fois. Donc, je ne peux avoir mal qu'à un endroit en même temps. De la même manière, je ne peux pas courir et être intelligent en même temps car les deux  fonctions sont gérées par un autre neurone.
Le temps que je réalise tout cela, j'arrive à proximité d'Athis. Les derniers kilomètres sont un peu ennuyeux car plats et rectilignes. Plus qu'un champ à vaches à traverser...

 Zut, on ne voit pas que mes chaussettes sont assorties à l'Ipod ! 

Je franchis la ligne d'arrivée en 2h59 et des brouettes la caisse intacte et les talons en feu.
Je retrouve mon -loulou- sous la douche. Le cochon, il a fait 2h46 ! Nous allons ensuite au bar nous siffler une bière en attendant les autres. 
Une saucisse et une barquette de frites plus tard, nous reprenons la voiture pour repartir vers Alençon. Encore une course qui se passe bien. Incompréhensible ! 

Merci à Wilhelm pour les photos additionnelles : son site : ICI

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