dimanche 25 mars 2012

Sur le chemin de Nantes

25 mars 2012

Une odeur de printemps


Plus que trois semaines, le cycle d'entraînement pour le marathon de Nantes entre dans sa dernière phase. Après avoir enserré les organismes dans la rigueur glacée de février, la Nature nous offre un surprenant printemps, une ombre de mai aux branches nues et aux fleurs parcimonieuses.


Huit kilomètres de tour d'Alençon, pour commencer. Marie et Jacques préparent leur premier marathon, Cathy en est à son quatrième. Ils m'ont demandé de leur servir de coach et c'est donc moi qui leur prépare leurs entraînements. 

Les séries de 300m sur piste de jeudi dernier n'ont pas trop  laissé de traces chez mes compagnons et je ne m'étale pas trop sur la raideur de mes cuisses...


Nous allons longer la Sarthe à plusieurs reprises dans ce tour de ville. Nous passons d'abord par la Fuie des Vignes, zone humide plantée de peupliers. 


Remontée vers les boulevards puis retour sur les berges de l'arboretum. Nous sommes en pleine ville et mesurons la chance que nous avons de vivre dans une cité à taille humaine.


L'ancien moulin de Guéramé marque notre fuite vers la campagne, nous quittons bientôt Alençon pour Condé sur Sarthe.


Le bourg de Condé se profile, j'ai mangé mon pain blanc. Plus que quelques centaines de mètres et nous démarrons le programme : 5000m+4000m+3000m à 11km/h pour les filles et à 13 km/h pour moi et Jacques.

Mon travail de coach consiste à annoncer les vitesses à mon compagnon, histoire de l'empêcher de tourner à 14 à l'heure. Jacques est une sorte de Pur-Sang doté de la force d'un Percheron. Il me fait penser à mon cher ami Mustang en encore plus fougueux. Les semaines d’entraînement lui ont bien profité et je peine parfois à le suivre.

Vous avez vu ma belle tenue achetée chez Lidl ?

Condé, Lonrai, Cuissai puis route de Radon, l'occasion de faire des photos se fait rare à ce rythme en dehors des intervalles qui ne durent que 2 min 30 chacun.


Fin des accélérations, il reste 25 minutes à courir pour boucler notre programme qui doit durer 2h15 pile. Nous musardons enfin à 10 à l'heure.

Une dernière photo et nous arrivons enfin à Radon en même temps que les filles.


25 km 200 pour nous et 22 km 800 pour les filles, en 2h15 pile. C'est ce que j'avais prévu. J'aime la précision. Il ne reste plus qu'à aller boire la bière à la terrasse de notre QG.

Hou ! On y est allé fort !


Une petite compétition de 15 kilomètres dimanche prochain (Alençon-Médavy) pour se mettre en jambes et toujours les sorties en semaine ; la phase d'entraînement se termine bientôt pour laisser place à la phase de relâchement de deux semaines dont le programme va nous sembler léger.

Le 15 avril, Jacques s'envolera au marathon de Paris alors que nous courrons concomitamment à Nantes. 

A neuf heures, en Bretagne ou dans la capitale, nous nous élancerons, affrontant la glorieuse incertitude du marathon. Echec ou réussite, qu'importe. Il nous restera toujours le souvenir de ces douze semaines de préparation confraternelle.

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