dimanche 22 avril 2012

Relais en duo du Pays de Pail 2012



Pourquoi la vie est-elle si compliquée et les vraies joies si simples ? Ce matin, pour me reposer du marathon de la semaine dernière à Nantes, je suis allé courir en duo avec mon Mustang qui reprenait la course après six mois d'arrêt.

Mustang, Lutin et Véro, la championne de notre club (Photo Mme Mustang)

Quand Mustang m'a proposé d'aller à Pré en Pail dans la Mayenne pour y courir un relais en duo, tu parles que j'ai sauté sur l'occasion, depuis le temps que ce canasson me manquait sur les circuits. 

Le principe du relais : le premier relayeur part pour 3,5 km de parcours mi-route mi-cross puis il passe le relais au second pour 3,1 km de circuit. L'originalité de cette course, c'est que le troisième tour de 3,1 km se fait en couple et j'ai toujours rêvé de me mettre en couple avec un cheval !


Le peloton est euh... un peu plus jeune que nous deux qui totalisons à ce jour 113 ans mais j'aperçois quelques anciens avec lesquels nous pourrons peut-être lutter...

Dès le départ, le Mustang se met sagement dans le groupe des dix derniers, j'ai toujours admiré son sens de la stratégie.


Après deux tours de camping, c'est la sortie pour un tour de campagne. Hou, les kilos en trop se font sentir sur les buttes. Pas facile de s'arrêter six mois.


Nom de d'là ! L'animal ne va pas laisser un V4 le précéder ; une fois sur la route, il retrouve des sensations ; je le laisse s’envoler et je fais demi-tour.


Dix huit minutes après son départ, le v'là qui rapplique ! Il a bonne mine, il a dû brouter quelque peu l'herbe des fossés pour se requinquer.


A mon tour, je pars pour mon circuit de 3,1 km en forçant l'allure malgré des cuisses un peu raides de mon séjour en Sibérie nantaise.


Je ne puis courir sans motivation et doubler est pour moi le meilleur des produits dopants. Je dirais même que, dans ma jeunesse, redoubler était ma spécialité. Je me mets donc à passer cinq à six équipes avant de stabiliser mon allure.


La partie cross nous amène à franchir la rivière Mayenne, fort modeste en ce lieu.


Puis, c'est le dernier kilomètre sur herbe... c'est trop bête, je ne vais pas laisser ces deux gars devant moi ! Je poutre comme un malade et je termine en 13min30", leur mettant une dizaine de mètres dans la vue.

Je termine ? Ben non, il faut repartir aussitôt avec le Mustang pardi !

Qui c'est le plus bronzé ? (Photo Mme Mustang)

Là, l'animal est chaud, je le sens ! Il a fière allure et est bien décidé à ne pas jouer le boulet en partant à une allure canon ! 


Mon Mustang souffle et râle mais ne lâche pas, il sait que j'ai gagné des places et est bien décidé à ne pas se laisser passer.


Ce sont deux petites minimes du club organisateur (Intrépide de Pré en Pail) qui nous doublent en premier. Il faut dire qu'ils ont une belle brochette de petits lièvres dans ce bled !


Nous abordons bientôt le dernier champ puis c'est le retour vers le terrain de camping où se trouve l'arrivée. Nous ne pouvons pas empêcher une autre équipe de nous passer et un couple de l'Intrépide nous talonne. Le gars encourage la jeune fille qui souffre et grimace mais attaque cependant avec vaillance.

Il est temps que je sorte les tripes du Mustang... je me mets à gueuler comme un putois et mon ami résiste, pioche et grougnasse en avalant comme il le peut ses dernières goulées d'air. Mission accomplie, les jeunes Préziens sont restés derrière. Dernier tour en 16 minutes, 30ème sur 52 équipes en étant parmi les quatre duos les plus âgés, ça poutre !

(Photo Mme Mustang)

Les petits bonheurs font le sel de la vie. Mieux qu'une perf, mieux qu'une coupe, j'ai couru ce matin avec mon ami le Mustang. Merci Philippe.



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