samedi 23 octobre 2010

10 km d'Argentan 2010

11 avril - 12 mai :
 
 
Voici un mois que je cours comme un dératé chaque semaine. Durant cette période, j'ai enfilé cinq compétitions dont deux de plus de 40 bornes. Il est temps que je me repose un peu d'autant que ce mercredi, je bosse toute la journée à l'école à cause du report du vendredi post-Ascension. En plus, je fais l'étude, ce qui me fait une journée allant de 8h30 à 18h00, alors... REPOS !

Ben non, j'apprends que le Mustang va faire les 10km d'Argentan ce soir dans la cité de sa jeunesse. Je ne vais quand même pas le laisser courir un dix bornes sans moi !

18h00 :  j'expédie chez eux les derniers morveux de l'étude et je saute sur mon vélo.

18h30 :  le Mustang et Mme passent me prendre dans leur hippomobile.
 
Direction :
 
 
Pour ceux qui ne suivent pas au fond de la classe, je rappelle ce que j'ai écrit précédemment sur cette cité du centre de l'Orne :

"Au XIXème siècle, le chemin de fer arriva avec son lot d'industrialisation et de combats sociaux. Tout naturellement, Argentan fut à la pointe des luttes sociales en Normandie. C'est d'ailleurs lors d'un séjour prolongé en cette ville que Karl Marx écrivit "Le Capital" son oeuvre majeure. Argentan reste encore aujourd'hui un lieu dans lequel vivent paisiblement quelques communistes, lecteurs d'Aragon et admirateurs de la peinture de Fernand Léger (né en cette cité)."

Je rajouterai que pendant la guerre, cette ville abrita la direction clandestine du Parti Communiste Français pilotée depuis Moscou par Maurice Thorez qui résistait alors courageusement à l'occupant dans sa datcha à 2500 km de Paris.

C'est tout naturellement qu'à la libération, Argentan devint le laboratoire ornais de la pensée et de l'art soviétique en pays normand comme en témoignent nombre de monuments et bâtiments locaux tel cet hôtel de ville qui servit de modèle à la mairie de Vladivostok :


C'est au lycée Joseph Staline d'Argentan que le célèbre Mustang fit ses brillantes études secondaires et c'est dans un camp de jeunesse situé à l'intérieur d'un sovkhoze de la campagne argentanaise qu'il fit la connaissance de sa Mireille, fille de cette heureuse patrie du réalisme matérialiste bas-normand.

Depuis, le mur de Berlin s'est effondré et la mairie a été conquise par les Sociaux-Traîtres mais le coeur de mon ami Mustang l'incite cependant à venir courir chaque année au mois de mai cette épreuve dans les rues de son enfance. Regardez comme il est heureux :

 Le type qui fait la tête à côté, c'est Titi 61
 
Tiens, ça me fait tellement plaisir de voir mon ami si content que j'ai envie d'arrêter là  mon récit et de ne pas raconter comment je lui ai mis 2'30" dans la vue... Ah bon, je l'ai dit ... zut, c'est pas sympa, surtout que c'est lui qui m'a véhiculé, abreuvé, nourri. Il m'a même prêté son chrono car j'avais oublié le mien. Non, c'est vraiment pas gentil de ma part. Pardon Mustang !

Bon, je raconte vite fait sur le gaz :

Ça c'est la petite côte qui fait mal

Echauffement en compagnie du Mustang et de notre copine Brigitte qui, elle aussi, a couru la Multonne samedi dernier... puis départ parmi 528 concurrents. 

Pour ma sixième course en un mois, je décide d'adopter une gestion adaptée de course : je pars à fond. Pas de 4' au kilo cependant, je frise les 55 berges et je perds en vitesse chaque année. Je me stabilise sur du 4'15 au kilo, la vitesse n'est pas un problème. 

Non, le problème c'est ce type, Dom 61 :

 La chaussette rose derrière, c'est moi.
 
Après avoir descendu, tournicoté, passé un joli pont tout neuf,  visité le quartier de la gare et rejoint le centre ville en grimpant la petite côte qui fait mal, je finis par rattraper Dom au début du deuxième tour. Comme un noeud, je me signale derrière lui au lieu de le pister chafouinement et de le poutrer par surprise à la fin.
Comme je l'aurais fait à sa place, le gars, il accélère et v'là que je passe les deux tours qui restent à lui courir après le tuyau d'échappement ! 

Après un premier tour en 14' et des poussières, je boucle le deuxième tour en 28'. Hyper régulier le Lutin. C'est le problème car le Dom creuse l'écart au dernier tour. Il est encore parti pour me poutrer comme au marathon de Paris et à la Multonne de samedi dernier ! Et pas un joli derrière de fille devant moi pour me motiver, misère de misère !

Y'a bien la jolie Elodie que je connais un peu mais elle va boucler son 10 bornes en 36'51" trop rapide pour un Lutin !

 C'est pas un sourire, je montre les dents !

Au milieu du troisième tour, je dois me rendre à l'évidence, le Dom va me le mettre large : presque trente secondes en fait, et sans vaseline ! 

Sur la fin, j'ai cependant le plaisir de prendre des relais avec un gars V2 comme moi, Michel que je laisse sur place trois cents mètres avant l'arrivée au niveau de la petite côte qui fait mal. L'entraînement trail, ça sert à ça, papa !  Ça ne nous empêchera pas de nous serrer la main à l'arrivée (en 42'31", une horloge, je te dis !).

Autres kikoureurs présents :

 
Bin', le retour. Après une saison gâchée par une blessure, le gamin prend la place de 1er minime sans se faire mal pour son redémarrage en compétition. Bon signe !

 
Titi 61, aperçu plus haut, finit 1'05 derrière moi. C'est trop près ! Il va falloir que je le surveille.

Et un p'tit nouveau :

C'est qui le type en jaune à côté de 6rille ?
 
6rille, un jeune qui vient d'arriver à Sées (la patrie de François 91,1263x pi) et sur Kikouroù. Bienvenue à toi 6rille !

Bon, j'arrête là pour préparer mon trail de dimanche chez le Bulot : 7ème course en cinq semaines.

Promis, après je me calme deux semaines... pour aborder le raid de Roscoff et le trail d'Ecouves en forme.

Merci à NCAP pour les photos de la course

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