lundi 16 juillet 2012

Eki'Gesnes 2012

Allons z'enfants !
  
Ne pratiquant plus la prise de la pastille depuis la fin de mon adolescence, je me sens un peu désœuvré le matin du 14 juillet. De nos jours, si les jeunes filles aiment toujours pratiquer le tennis en pension, les garçons n'arrivent plus à pied par la Chine. Le temps passe et on finit par ne plus avoir le choix dans la date en ce jour de fête nationale... Que faire ?



Ben tiens ! On va se courir un marathon-relais avec la célèbre  équipe des Givrés-Chambertin augmentée d'une nouvelle venue : Germaine ainsi surnommée rapport à ses liens de cousinage avec ma Josette.

Cathy, le Lutin, Germaine, Erick

Les gars et les filles de Gesnes (970 habitants quand même !), je les connais depuis longtemps grâce aux cross FSGT. Le club est très dynamique et comporte un bon groupe de jeunes, signe de bonne santé.

Sur place, malgré une météo ... changeante, tout est fait pour bien recevoir les sportifs : Tentes, saucisses, frites, café, bière, sourires et même musique municipale :


 Seulement 37 équipes se sont engagées contre 48 l'année précédente ; on peut imaginer que la météo dantesque des semaines précédentes en a refroidi plus d'un. Cela dit, les absents ont toujours tort car nous allons participer à une épreuve dont la qualité de l'organisation va le disputer à la chaleur de l'ambiance. Plus qu'une épreuve sportive, il s'agit d'une fête populaire au meilleur sens du terme.

La course :

Il s'agit d'un marathon bien boyu* car chaque boucle de 10,600 km est composée de 70% de chemin bien technique et fort peu plat. J'ai composé l'ordre des départs selon la psychologie des coureurs : les Gentils au début et les Tueurs à la fin. Nous courons en catégorie mixte (2 gars, 2 filles) et, si la concurrence n'est pas nombreuse (7 équipes), elle est de qualité et surtout plus jeune car notre moyenne d'âge est la plus élevée des sept (48,25 ans). Ça va pas être de la tarte !

*parler local

Le premier à démarrer est Erick, dont le prénom rappelle ses origines Viking. De cette ascendance, Erick est loin d'avoir gardé les pratiques barbares mais, s'il ne boit pas dans le crâne de ses ennemis (il n'en a pas), il n'hésite pas à vider les gens de leur sang quand il le faut, mais toujours pour leur bien...

Photo normandiecourseapied (Merci Mustang)

 Le départ se fait sous une petite pluie, mon camarade va découvrir le parcours et il ne va pas être déçu...

 

Averti de la difficulté du parcours, je donne une fourchette de 55 à 60 min à mes coéquipiers. Erick arrive en 55'49" et passe le relais à Germaine.

 Photo Lydie et Christian Coulange

Germaine, c'est ma cousine (par alliance). C'est une nouvelle venue chez les Trailers d'Ecouves, notre groupe à géométrie variable. Germaine sait ce qu'est la Vie et c'est pourquoi, elle a maintenant décidé de la courir. En 2013, elle effectuera son premier marathon et devinez qui va l'entraîner ?

 

Le tour est bouclé en 57'07", Germaine, comme Erick est dans la fourchette haute. Elle passe le relais à Cathy.

Presque petite sœur du Lutin, Cathy est une tueuse compétitrice comme elle l'a montré récemment.  Aimant trop les bonnes choses comme son presque grand frère, elle n'est pas au top de sa forme, ce qui ne l'empêche pas de prendre un départ canon.

 

Comme il fait beau plusieurs fois par jour chez nous, le ciel se dégage subitement, il se met à faire bien chaud et Cathy me passe le relais au bout de 59'17"  dans un état proche de l'ébullition.

Photo Lydie et Christian Coulange

C'est au tour du Lutin. Je ne sais pas deux choses au moment du départ : 
- à quel point le terrain est difficile
- que nous sommes à ce moment en passe de faire un podium.

Le Lutin compense son grand âge et son alimentation aléatoire par une méchanceté proverbiale. Il me suffit d'avoir quelqu'un devant moi pour avoir envie de mordre. Le problème, c'est qu'à ce moment il n'y a personne en vue et qu'il va me falloir attendre six bornes pour voir du monde. 

Partant avec un objectif, assez raisonnable de 13km/h de moyenne, je vais vite déchanter, surpris par la subite chaleur et l'exotisme du terrain. Comme Cathy, je vais souffrir mais ce sera pour la bonne cause...



Si mon chrono (50'45") ne m’enchante guère, le fait que j'ai réussi à passer deux équipes me met du baume au cœur et, quand je m'aperçois que nous terminons troisième équipe mixte, 1min 40 devant nos concurrents directs, je suis plus que satisfait.

 Photo Lydie et Christian Coulange


Bilan : Une formule de course originale, une organisation proche de la perfection, une ambiance bon enfant, un lot sympa (sac à dos) pour chaque coureur, un classement rapidement disponible cuisiné par un virtuose d'Excel (du jamais vu, avec toutes les stats possibles), une restauration sur place pour 5 euros, un tirage au sort de lots luxueux (télé, vélo, MP3...), des podiums rapidement expédiés : l'Eki'Gesnes m'a impressionné par la qualité de la prestation qui en remontrerait à bien des grosses machines de la course à pied. J'y reviendrai avec plaisir.


1 commentaire:

  1. j'ai adoré lire votre blog sur l'eki gesne
    pour nous c'est 2eme participation et je me joinds a vs en disant que c'est une course oui vraiment super a tous les niveaux

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