samedi 16 octobre 2010

Cross FSGT d'Orgères 2009

Le cross de la Mort qui tue !


Vu d'en haut, on a l'impression que c'est plat. Erreur !!! Orgères, c'est le pays des Dahuts normands. Ce village situé sur une colline près de Gacé organise un cross agaçant au profil country de chez country. Du genre gros qui laboure, même que les fillettes de la FFA ça leur ferait pleurer leur mère d'aller courir là-bas. Mais nous on est des coureurs FSGT, des travailleurs, des vrais ! 
N'empêche, à Orgères quand ça ne monte pas, ça descend et quand par hasard, c'est presque plat, c'est en dévers. Orgères, c'est dur pour les jeunes...

  
 Orgères, c'est dur pour les vieux !
 

Il y a deux ans, lors de ma dernière participation à ce cross, j'ai été poutré de cinq horribles secondes par l'abominable Canasson. Mon Ego est lent mais ma rancoeur est tenace et ce samedi de novembre, j'ai les crocs. Ou plutôt, j'ai mis les crocs à mes pompes. Du 15 exactement.

 Ça va déch..., ça va déch..., ça va déchirer !


Une fois débarqués, Mustang, Riah et Loulou vont s'échauffer pendant que je pars faire des photos du cross des jeunes et des filles.
C'est toujours agréable de voir les enfants courir. Je me poste dans la dernière montée et je clichète au 250ème.


Ces gamins, je les vois grandir les pointes au pied.  Je suis toujours ébahi par leur ténacité et leur combativité.


Tiens, v'là l'gars du Stéphane (Pepe61) ! S'il tient de son père, il a de l'avenir. Quant au papa, je vais l'emmener à La Rochelle samedi prochain en compagnie de ce grand flandrin sautillant d'Essuin qui ne tient plus en place à quelques jours de son premier marathon. Je vous raconterai ça la semaine prochaine, ça vous changera du cross...

Cross des filles, je me mets en descente pour voir passer notre poutreuse locale, Véro qui contrôle l'épreuve sans se défoncer et pour cause, en ce moment, elle court deux épreuves par semaine. Le cross du samedi, c'est l'échauffement.

 Véro en bleu... Quand je s'rai grand, je s'rai Véro...

Derrière, Ricounette (mon club) va assurer à nouveau sa deuxième place (1ère V1) et l'inusable Simone va faire une plus qu'honorable 6ème place (sur 41) et bien sûr 1ère V3 pour sa première année dans cette catégorie.

  Ricounette en bleu et Simone en blanc

Départ du cross court V2 fainéants et V3.

 T'as vu, on court dans le foin !

Mon ami le Riah50 a fort à faire cette fois-ci. Ce cross de croulants compte pas mal d'anciennes pointes fort peu émoussées et il va se faire piquer la troisième place V3 par Claude, un électricien à la retraite. Boudiou, on ne peut même plus les débrancher les anciens !

 C'est mon copain, il va gagner la prochaine fois !

Le cross long : 8,4 km en un petit tour et deux grands avec des montées à se gerber les poumons et des descentes à poutrer les Mustang !
Je pars comme si j'avais un contrôleur des impôts aux trousses. C'est bête car le gars il est déjà loin devant moi : Le Stéphane, malgré son rythme d'enfer ne manque pas de saluer son p'tit gars qui vient de faire son cross (voir plus haut).

-T'as vu papa, ils sont loin ! Ils vont crever ?
-Parle pas comme le Lutin !

Le Mustang, entre la Course des Pèlerins et la Saintélyon  ne semble pas motivé à me poursuivre. Et puis, vu la quantité de foin qui jonche le parcours, il traîne pas mal, broutant deci delà.


Quant à moi, je décide de poursuivre le François que j'avais poutré au premier cross et qui avait dépoutré au deuxième cross, résistant victorieusement à mes assauts. Petit tour : P... ! C'est vraiment dur mais j'ai François dans le collimateur. Premier grand tour : nous franchissons la route pour aller crapahuter dans de vastes champs. D'abord, on descend, ce qui me permet de passer pas mal de monde et de me rapprocher de François qui court en compagnie de son copain de l'ASPTT. 
Passage dans un petit bois : je chute littéralement sur François accablé de voir le Lutin si tôt. Voilà, mon objectif est atteint et je n'ai pas fait la moitié du cross ! En fait, c'est moi maintenant la cible car le François est bien vite passé par un Ricounet qui semble avoir un pétard dans le fondement.

François (334) et Ricounet (37)

Je boucle mon grand tour et entame le deuxième. Et d'ailleurs, il n'y a pas que le deuxième tour qui est entamé, je commence à jardiner dans les côtes, le palpitant au ras de la glotte. Cela dit, mon entraînement pour le marathon de La Rochelle semble toutefois payer et je récupère bien dans les descentes, jouant au yoyo avec le groupe qui me précède.
Bien que concentré, je ne lésine pas sur les pitreries, surtout à proximité de mon photographe du jour, Laurent qui a bien voulu remplacer Bin', mon assistant attitré, qui se réserve pour le cross Fédération des Fillettes Athlétiques du lendemain.

Merci Laurent et p'tit Luc !

Une fois de plus, le Ricounet finit par me passer dans la dernière partie de cette  boucle finale. J'arrive un peu entamé en 38'40", neuf secondes après mon collègue. Le Mustang arrive 84 énormes secondes derrière moi, mâchonnant placidement quelques brins d'herbe sèche.
Comme d'habitude, je me situe au milieu du classement. Je ne peux pas rivaliser avec les seniors et les V1. Enfin si, je me débrouille bien quand il s'agit de bâfrer le gâteau d'après cross en débitant des âneries dans la petite salle de la mairie devant un Stéphane médusé de voir un enseignant si mal élevé. 

 Bouchez-vous les oreilles, les enfants !

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