mercredi 29 septembre 2010

Chroniques du Camping 2

Courir


7h53, je me lève pour faire chauffer mon litre de thé qu'accompagnera une baguette surmontée d'un demi pot de confiture. Le camping est silencieux. Seuls les animateurs du matin circulent pour se rendre au boulot.
Le mien de boulot, c'est le jogging, comme ils disent. Six entraînements d'une heure (gym comprise) le matin du lundi au samedi et deux grandes sorties d'une heure trente le lundi et le jeudi soir en sus (SVP, pas de jeu de mot graveleux).

Donc, tous les matins j'entraîne un groupe international de touristes dont j'ignore les performances et qui me prennent pour un cador vu que c'est moi l'animateur chargé des coureurs confirmés. Philippe et Norbert s'occupent du groupe des débutants, plus nombreux.

Résultat, je suis dans le rouge une fois sur deux comme le jour où Aurelio, un coureur catalan (2h50 au marathon !) m'a présenté un ami basque triathlète qui a lancé le groupe à 14 à l'heure pendant les 15 bornes de l'entraînement du soir. Tous les autres (Français et Allemands) avaient le niveau ce soir-là et il a bien fallu que j'assure.

Même que pour montrer qui commandait, j'ai poutré le basque dans les derniers 400 m à plus de 17 à l'heure en me répétant intérieurement le fameux mantra : "Surtout ne pas vomir". Ensuite, on s'est serré la main et je suis allé me coucher les intestins en désordre.

Je sais bien que ça ne peut pas durer, je pourrais laisser mon groupe à Philippe, un jeune de 38 ans que j'ai fait recruter pour seconder Norbert. Le gamin court déjà le 10 km en moins de 35 min... Mais voilà, il fait une tête de plus que moi, il est jeune, il plaît aux filles et il court vite. Si je lui laisse mon groupe, je vais devenir animateur des débutants, fini le prestige !

 J'men fous, j'suis plus bronzé que lui !


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