mercredi 29 septembre 2010

Chroniques du Camping 3

Evacuation sanitaire


Les gens qui n'ont jamais fait de camping n'ont pas idée des problèmes que peuvent poser les fonctions naturelles lorsqu'on ne dispose pas des dernières innovations en matière d'équipement sanitaire.

Dans une caravane de prolo comme la mienne, rien n'est prévu pour l'évacuation des eaux usées, sans parler du reste...

Pensez donc : Un coureur comme moi, ça doit boire beaucoup d'eau et toute cette eau, elle ne s'évacue pas que le jour. La nuit, si l'envie me prend, je n'ai que deux solutions :
- Soit je sors dans le froid pour parcourir la centaine de mètres qui sépare mon emplacement des sanitaires.
- Soit je me retiens et je passe une mauvaise nuit.

Il y a bien la solution du seau hygiénique mais ce satané seau, il faut le vider et je ne me vois pas croiser au petit matin ma jeune voisine se rendant aux sanitaires, dans son mini-pyjama fort seyant car transparent en tenant son vanity-case rose alors que moi, je tiens un horrible pot de chambre beige à la main. HONTE !
Bon, il y a bien la solution de faire vider le pot par mon épouse...

J'ai remarqué que lors des nombreux soirs de vacances lors desquels j'ai bu du vin plus qu'il ne fallait, je n'avais pas eu à évacuer de liquide la nuit. De plus, mon urine avait une belle couleur caramel le lendemain matin. C'est peut-être ça la solution : picoler tous les soirs (attention, ça ne marche pas avec la bière).

Cela dit, l'écueil principal contre lequel s'échoue souvent le campeur non averti, c'est l'EVACUATION SANITAIRE. C'est la quasi quadrature du cercle : comment évacuer de la matière souvent précédée d'émanations gazeuses généralement tonitruantes dans des locaux dépourvus d'insonorisation sans y perdre son honneur ? Comment sortir des toilettes la tête haute sans avoir à croiser le regard goguenard des voisins de camping ?

Eh bien, j'ai trouvé la solution : D'abord, je mets mon papier hygiénique dans un joli quoique discret sac à PQ, histoire de montrer que l'élégance peut s'exprimer en tous lieux. Puis je me dirige vers les sanitaires en gardant un air dégagé.
Une fois rentré dans le lieu d'aisance, je me mets en position à cinq centimètres au dessus du siège et j'attends qu'un voisin tire la chasse d'eau. A ce moment, je libère l'artillerie et procède au tir d'une salve dont le bruit passe inaperçu, couvert par le son de la cataracte voisine. Souvent, il faut s'y reprendre à deux fois, ce qui demande un certain contrôle des sphincters.
Ensuite, ni vu ni connu, je sors fièrement de l'endroit clos, mon petit sac à PQ à la main ; élégant et discret : un homme du monde, quoi !



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